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L’ombre de la mafia derrière l’immobilier de la Corse

Les secrets de la mafia corse peuvent surgir au détour d’une procédure en apparence anodine. C’est la leçon tirée par le tout nouveau Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) de l’un de ses rares dossiers consacrés à cette île. Le 5 janvier, il a récupéré une enquête préliminaire ouverte, fin 2024, après un long travail de Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy. Saisi d’un entrelacs de flux financiers et d’investissements immobiliers suspects réalisés en Corse, le Pnaco enquêtait sur des faits de « blanchiment » et de « fraude fiscale ». Il est apparu que ce dossier réunissait, en filigrane, les principaux groupes de la pègre insulaire, jetant une nouvelle lumière sur les liens entre le monde légal et un système mafieux méconnu.

Selon les éléments auxquels Le Monde a eu accès, ces soupçons ont surgi lors d’investigations sur les investissements immobiliers de Marc Pantalacci, l’un des trois fils du chef d’un clan mis en exergue, en 2025, par le service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) de la police judiciaire. Selon les policiers, les fils Pantalacci « ont continué à développer la confortable situation financière familiale en cherchant à dominer toujours plus la vie économique locale, dans une insatiable quête de gain ». Présente dans la politique locale, la distribution alimentaire, le pétrole, le café, les produits de la mer et le gros œuvre d’ouvrages maritimes, cette équipe, d’après ce service, « s’appuierait sur des prestataires de services pour les assister dans leurs basses œuvres ». Aucune condamnation n’est, cependant, venue appuyer ces affirmations non contradictoires.

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Source:

www.lemonde.fr