Annonce publicitairespot_img
AccueilAnalyses & EnquêtesInterviewsEswatini: le président taïwanais en visite, après un premier rendez-vous reporté sous...

Eswatini: le président taïwanais en visite, après un premier rendez-vous reporté sous la pression chinoise

Dernier pays du continent africain à entretenir des relations diplomatiques avec Taipei, l’ex-Swaziland, petit pays enclavé d’Afrique australe dirigé par le roi Mswati III depuis 40 ans, accueille Lai-Ching-te depuis samedi 2 mai. Une visite qui aurait dû se dérouler à la fin du mois d’avril mais qui avait alors été contrariée par le refus de certains pays voisins de l’Eswatini de laisser l’avion du président taïwanais pénétrer dans leur espace aérien, sous la pression de Pékin.

Publié le : 03/05/2026 – 00:23


2 min Temps de lecture

Avec notre correspondant régional, Valentin Hugues

Le président taïwanais Lai Ching-te a entamé,  samedi 2 mai, une visite d’État dans le royaume d’Eswatini (ex-Swaziland), seul pays africain à encore entretenir des relations diplomatiques avec Taipei. Un lien qui empêche ainsi la Chine de posséder une alliance avec le continent tout entier. Une position surtout politique, motivée par la volonté du roi Mswati III…

Initialement, cette visite aurait dû avoir lieu du 22 au 26 avril à l’occasion du 40e anniversaire de l’accession au trône de ce dernier. Mais selon Taïwan, certains pays voisins de l’Eswatini, comme Maurice ou Madagascar, auraient refusé à l’avion du président taïwanais l’accès à leur espace aérien, sous pressions chinoises.

À lire aussiLe roi Mswati III, souverain tout-puissant du royaume d’Eswatini depuis 40 ans

Si Lai Ching-te a pour sa part évoqué sur son compte Facebook un déplacement sans crainte, il a toutefois reconnu que cette visite avait nécessité une préparation diplomatique secrète.

« Taïwan ne se laissera jamais décourager par les pressions extérieures »

Dès son arrivé sur place, celui-ci a également publié sur X une photo le montrant à sa descente d’avion, le bras levé et le sourire au lèvres – comme un pied de nez aux autorités chinoises –, accompagné du message suivant : « Taïwan ne se laissera jamais décourager par les pressions extérieures. » 

Du côté de l’Eswatini, où le soutien à Taïwan se trouve renforcé par cette visite ainsi que par la signature d’un communiqué conjoint visant à « renforcer la collaboration et les relations commerciales entre les deux pays », on ne semble pas non plus craindre d’éventuelles représailles de Pékin, bien que la Chine a récemment étendu son « tarif douanier zéro » à l’ensemble des pays du continent à l’exception du royaume enclavé, en raison de ses liens avec Taipei.

Quant aux autorités chinoises, elles estiment que toute cette opération est vaine : peu importe les ententes avec l’extérieur, Taïwan fera toujours partie de la Chine, a répondu le ministère chinois des Affaires étrangères, qui a cependant exhorté le royaume d’Afrique australe à revoir sa position.

À lire aussiL’Eswatini, dernier État allié de Taïwan sur le continent africain


Source:

www.rfi.fr