Pierre-André Imbert est de retour. Ambassadeur de France en Australie depuis deux ans et demi, ce haut fonctionnaire occupera à partir du 4 mai le poste de secrétaire général de l’Elysée. Il succède à Emmanuel Moulin, qui brigue la tête de la Banque de France.
Premier secrétaire général de la présidence de la République à ne pas avoir fait l’ENA depuis Pierre Bérégovoy (1981-1982), Pierre-André Imbert affiche, à 57 ans, un parcours singulier. Ce fils de médecin et de commissaire de police, diplômé d’économie du travail et des politiques sociales, engagé très jeune dans le militantisme politique, a défendu, notamment au sein du comité scientifique de l’organisation altermondialiste Attac, des causes telles que les 35 heures et la décentralisation de la négociation collective. Il cosignait en 1999, avec Bernard Cassen et Liêm Hoang-Ngoc, Attac. Contre la dictature des marchés (Syllepse).
Membre du Mouvement des jeunes socialistes puis du conseil national du Parti socialiste, il commence sa carrière en 1997 aux côtés d’Henri Emmanuelli, à l’époque président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
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