Raid d’hélicoptères, parcours de tirs et survols de tranchées… Emmanuel Macron va assister, jeudi 30 avril, dans l’est de la France à un exercice de combat de haute intensité, illustrant le rôle croissant des drones dans la guerre moderne, a annoncé l’Elysée, mardi. Le chef de l’Etat est attendu à Mailly-le-Camp (Aube) et à Suippes (Marne) au dernier jour de l’exercice « Orion 26 », qui s’est déroulé en quatre phases depuis octobre, de la planification opérationnelle au déploiement de troupes en coalition.
« On est dans un environnement stratégique qui est marqué par le retour de la conflictualité, la multiplication des crises, l’accroissement des menaces hybrides », a relevé l’Elysée. Dans ce contexte, « les armées françaises se préparent à faire face à des engagements plus durs, plus complexes et plus exigeants », ajoute la présidence.
Environ 12 500 militaires sont engagés dans cette dernière phase avec 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. Six autres pays y participent : la Belgique, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, les Pays-Bas et le Luxembourg.
« Ce qui sera notamment démontré, c’est la capacité de l’armée de terre à droniser ses opérations », a souligné l’Elysée, citant drones d’observation, de frappe, filaires, certains lâchés depuis des hélicoptères.
Incendie à Suippes
Le président de la République assistera à une phase de combat réel, notamment un raid aérien d’hélicoptères à bord d’un Caïman de manœuvre et d’assaut, avec destruction de cibles à haute valeur ajoutée.
Il verra également une séquence de tirs d’artillerie, avec drones capteurs de renseignement et canons Caesar puis survolera des tranchées, symbole des « éléments archaïques de la guerre » qui perdurent, à l’image de l’Ukraine. Il sera aussi embarqué dans un véhicule de nouvelle génération pour une séquence de tirs de chars Leopard grecs et de véhicules blindés de combat d’infanterie.
Des tirs de troupes mobilisées dans le cadre de cet exercice militaire ont provoqué un incendie dans le camp de Suippes (Marne), où est attendu le président de la République jeudi après-midi, a appris l’Agence France-Presse auprès de la préfecture et de l’armée de terre.
Depuis mercredi, l’incendie, qui n’était toujours pas maîtrisé jeudi matin selon l’armée en raison de vents forts, a brûlé 20 hectares du camp militaire de Suippes, l’un des plus grands de France avec 13 500 hectares. Mais l’incendie « progresse peu », assure la préfecture, et n’aura pas de conséquences sur la visite d’Emmanuel Macron.
Source:
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