Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a requis la tenue d’un procès contre l’auteur présumé de l’attaque au couteau qui avait fait un mort, un touriste de 23 ans, et deux blessés, en décembre 2023, à proximité de la tour Eiffel, a-t-il annoncé, vendredi 24 avril, confirmant une information du quotidien régional Ouest-France.
Armand Rajabpour-Miyandoab devra être jugé devant la cour d’assises de Paris, spécialement composée, pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale » et « tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale », a demandé le PNAT dans son réquisitoire, qui date de lundi. Contactée par l’Agence France-Presse, son avocate, Clémentine Perros, n’a pas souhaité faire de commentaire.
Dans la soirée du samedi 2 décembre 2023, le ressortissant franco-iranien de 26 ans avait tué au couteau un jeune touriste germano-philippin, et blessé deux autres personnes à coups de marteau, à proximité du pont de Bir-Hakeim.
Déchu de sa nationalité française
Pendant sa garde à vue, il avait assumé et revendiqué son attentat, comme il l’avait fait peu de temps avant son crime en publiant sur son compte X une vidéo en langue arabe, dans laquelle il prêtait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI).
Sur un ton maîtrisé, il a déclaré aux enquêteurs être passé à l’acte en réaction aux bombardements de Gaza par l’armée israélienne, après l’attaque du Hamas du 7 octobre, mais aussi en suivant le mot d’ordre de l’EI, qui avait appelé à la fin d’octobre à s’attaquer aux « juifs ».
Selon les informations du Monde, Armand Rajabpour-Miyandoab a d’ailleurs précisé qu’il avait initialement envisagé différentes cibles, dont plusieurs, juives, avant son attaque du 2 décembre. Selon une source proche de l’enquête, il avait d’ailleurs arrêté son choix sur le jardin mémorial des Enfants-du-Vél’-d’Hiv, inauguré en 2017 en mémoire de la rafle de 4 115 mineurs juifs déportés dans le camp d’Auschwitz-Birkenau en 1942.
Deux mois après l’attentat d’Arras
M. Rajabpour-Miyandoab avait ensuite été mis en examen et placé en détention provisoire à l’isolement. Ce jour-là, il était apparu devant le juge des libertés et de la détention l’air concentré, avec une longue barbe noire et des égratignures au visage, avait constaté une journaliste de l’Agence France-Presse avant que ne soit prononcé le huis clos. L’homme, né en 1997 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près de Paris, avait ensuite été déchu de sa nationalité française un an plus tard, en octobre 2024.
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Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs à visée terroriste, après un projet d’action violente à la Défense, en 2016.
Il était sorti de prison en mars 2020, avec une injonction de soins « impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur » jusqu’à la fin de la mise à l’épreuve, le 26 avril 2023, selon le PNAT. L’attentat avait mis sous pression le gouvernement, deux mois à peine après celui d’Arras, qui avait coûté la vie à l’enseignant Dominique Bernard.
Les trois autres personnes interpellées dans le cadre de cette enquête – ses parents et une jeune femme radicalisée de 27 ans qu’il avait contactée sur les réseaux sociaux et rencontrée la veille des faits – avaient été remises en liberté sans poursuites.
Source:
www.lemonde.fr

