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La France veut que « le gouvernement israélien change sa politique » en Cisjordanie et à Gaza

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré, jeudi 23 avril, espérer que des sanctions européennes soient adoptées « dans les prochains jours » contre les colons israéliens « responsables de meurtres de Palestiniens ou d’incendies en Cisjordanie ».

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« Notre objectif, c’est que les choses changent et que le gouvernement israélien change sa politique : à Gaza, qu’il permette l’accès de l’aide humanitaire ; en Cisjordanie, qu’il mette fin à la colonisation illégale et à l’explosion des violences par les colons extrémistes et violents », a affirmé le chef de la diplomatie française sur Franceinfo.

« Je plaide depuis un an pour que des sanctions soient prises à l’encontre des entités ou des individus qui sont responsables de meurtres de Palestiniens ou d’incendies en Cisjordanie. Ces sanctions européennes ont été bloquées depuis un an par un veto hongrois, veto qui pourrait être levé et je pense que nous parviendrons à prendre ces sanctions dans les prochains jours », a-t-il poursuivi.

« On ne pourra pas faire comme si de rien n’était »

La Cisjordanie est le théâtre d’une flambée de violences impliquant des colons israéliens, qui s’est intensifiée depuis le le 28 février et le début de la guerre au Moyen-Orient.

Selon un décompte de l’Agence France-Presse, qui s’appuie sur des données de l’Autorité palestinienne, au moins 1 065 Palestiniens – dont des combattants et assaillants, mais aussi des civils – y ont été tués par des soldats ou colons israéliens depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque terroriste du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023.

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Interrogé sur la possibilité de suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, M. Barrot s’est montré plus prudent. Rappelant l’« attachement indéfectible » de la France à la sécurité d’Israël, il a affirmé : « Si le gouvernement israélien ne change pas sa politique, notamment à Gaza et en Cisjordanie, on ne pourra pas faire comme si de rien n’était. » « Mais c’est une décision qui sera prise au niveau européen », a-t-il ajouté.

Mardi, le président Emmanuel Macron a jugé qu’une telle suspension était une « interrogation légitime » dans le cas où Israël « continue[rait] cette politique qui contrevient à son histoire », lors de la visite à Paris du premier ministre libanais, Nawaf Salam, dont le pays est bombardé par Israël depuis le début de mars, en représailles à des attaques du Hezbollah.

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Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr