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Bruno Retailleau et sa « radicalité raisonnable » en question, après sa déclaration visant à mettre l’Espagne « au ban des nations européennes »

Un oxymore comme slogan fait-il le futur président de la République à droite ? Après « le changement dans la continuité » de Valéry Giscard d’Estaing, en 1974, et la « rupture tranquille » de Nicolas Sarkozy, en 2007, Bruno Retailleau espère séduire les Français avec sa « radicalité raisonnable ». « Radicalité » pour se démarquer de presque une décennie de macronisme, le candidat officiellement investi par Les Républicains (LR) depuis dimanche 19 avril cherche aussi à se distinguer du Rassemblement national (RN) par un sérieux tout ce qu’il y aurait de plus « raisonnable ». « Je ne suis pas un démagogue », confiait récemment le président de LR.

Cette affirmation peut être questionnée après une sortie plus radicale que raisonnable visant un voisin européen : l’Espagne. Invité de LCI lundi 20 avril, Bruno Retailleau a dit vouloir « mettre au ban des nations européennes » le pays dirigé par le premier ministre socialiste Pedro Sanchez.

Le sénateur de Vendée justifie ce traitement d’un membre de l’Union européenne par la récente annonce de Pedro Sanchez de régulariser un demi-million de personnes sans papiers pour soutenir l’économie espagnole. « On ne peut pas supporter une telle régularisation massive », dénonce-t-il. Et d’aller encore plus loin en promettant de « rétablir les contrôles aux frontières » avec l’Espagne s’il est élu en 2027.

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Source:

www.lemonde.fr