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« À minuit, les étoiles tombèrent comme la pluie » : les Lyrides atteignent leur pic cette nuit, voici comment les voir

Parmi les pluies d’étoiles filantes les plus connues, on se souvient notamment des Perséides et des Orionides, mais bien avant elles, l’humanité avait déjà pu documenter les Lyrides. Elles se produisent chaque année au cours de la deuxième quinzaine d’avril et consistent en une pluie de météores qui brûlent dans l’atmosphère terrestre, laissant derrière eux des traînées lumineuses exceptionnelles.

Les Lyrides seront visibles ce soir, dans la nuit du 21 au 22 avril, qui représente le pic de leur activité cette année. Et elles ont une particularité : il s’agirait de la plus ancienne pluie d’étoiles filantes jamais documentée.

Déjà vue en -697 avant notre ère

On en trouve des traces dans des écrits remontant à l’époque du roi Zhuang, qui a régné sur la dynastie Zhou à partir de 696 avant notre ère. Des chroniques royales de l’époque qui évoquent de nombreux phénomènes astronomiques, à commencer par le passage de la comète de Halley en 611 avant notre ère. Mais aussi d’un phénomène ressemblant à une pluie de météores et daté de -687, approximativement au mois d’avril : « à minuit, les étoiles tombèrent comme la pluie ».


Le pic des Lyrides aura lieu dans la nuit du 21 au 22 avril, mais elles seront encore visibles quelques jours plus tard. ©Wikimedia Commons

La description semble bien correspondre aux Lyrides dont on connaît aujourd’hui un peu mieux l’origine. Comme la plupart des pluies de météorites, on la doit à une comète. C/1861 G1 (Thatcher) a été découverte au XIXe siècle par l’astronome américain Albert Thatcher. Elle passe près de la Terre tous les quatre siècles environ, mais la traînée qu’elle a laissée derrière elle est régulièrement traversée par l’orbite terrestre, au cours du mois d’avril, ce qui explique la périodicité de l’événement de notre point de vue.

Comment les admirer ?

Mais comment faire pour bien les observer ? En premier lieu, ne pas avoir trop d’attentes ! Certains projectiles contenus dans les Lyrides peuvent être particulièrement brillants, mais ils sont beaucoup moins nombreux que les fameuses Perséides en été, par exemple. Dans le meilleur des cas, il y en a à peu près une dizaine par heure, contre jusqu’à 100 pour l’autre pluie d’étoiles filantes populaire en été. Cela étant un outburst, ou sursaut, est possible avec une activité qui peut être multipliée par cinq, comme cela s’est produit en en 1803 ou, pour le plus récent, en 1982.

Autre inconvénient : le temps est annoncé couvert sur une majorité de la France pour ce mardi soir, ce qui rend l’observation plus incertaine. Mais si ces obstacles ne vous font pas peur, il y a un avantage : en avril, la nuit tombe beaucoup plus tôt qu’au cœur de l’été, et les premières étoiles filantes pourront être visibles dès 22h30.

Toujours mieux à l’œil nu

Pour cela, il faut trouver un point dégagé, avec très peu de pollution lumineuse, ainsi qu’une application pour repérer les constellations, ce qui est toujours pratique. Vers 22 h 30, vous pouvez chercher la constellation de la Lyre – qui a donné son nom à l’essaim météoritique -, et son étoile principale qui compte parmi les plus brillantes du ciel nocturne : Vega. La constellation elle-même, que vous trouverez vers le nord-est, n’est pas facile à identifier, mais vous ne pouvez pas rater l’étoile !

Lyre
La carte du ciel pour trouver l’étoile Vega et la constellation de la Lyre. © Stellarium

Si vous ne voyez rien dès la tombée de la nuit, ne perdez pas espoir. C’est vers minuit qu’il y en aura davantage de visibles, puis à l’aube.

Enfin, on le rappelle que pour ce type de phénomène céleste, nul besoin de matériel particulier. C’est à l’œil nu que l’on peut les repérer et profiter au maximum de ses longues traînées lumineuses dans le ciel.


Source:

www.futura-sciences.com