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Paris enquête sur des banques libanaises accusées d’avoir déplacé des milliards d'euros en pleine crise

Le parquet de Paris a ouvert début avril une enquête préliminaire sur des banques libanaises. Elle fait suite aux plaintes de deux associations anticorruption. Selon elles, en pleine crise financière de 2019, ces banques auraient arraché plusieurs milliards d’euros à l’économie du Liban, très affaiblie. Ces sommes auraient été envoyées à l’étranger et en Europe. L’enquête doit déterminer si une poignée de Libanais aisés a profité de cet argent exilé.

Publié le : 21/04/2026 – 07:46


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D’après les plaignants, le système bancaire libanais lui-même aurait été victime d’infractions massives, jusqu’à l’effondrement. « C’est une opération de transfert en pleine crise financière – donc au moment le plus dommageable pour l’intérêt public libanais – de milliards et de milliards de dollars des comptes de deux banques libanaises vers des filiales en France au moyen de procédés plus ou moins opaques pour mettre à l’abri des sommes absolument gigantesques au profit d’intérêts privés, la clientèle la plus fortunée, ceux de certains actionnaires… », explique William Bourdon, avocat d’une des deux associations anti-corruption à l’origine des plaintes.

« Un blanchiment de masse »

Les autorités financières françaises étaient-elles au courant de ces transferts ? L’enquête devra aussi le déterminer. Mais pour William Bourdon, l’effet le plus dévastateur a été subi par la population libanaise. Avec un si gros retrait de capitaux, les banques ne peuvent plus rendre leurs économies aux petits épargnants. « C’est un blanchiment de masse qui intervient au prix de la paupérisation de centaines de milliers de personnes au profit d’une poignée de grandes fortunes, privées ou publiques », ajoute l’avocat. 

Depuis 2019, faute de pouvoir récupérer leurs économies, des milliers de Libanais ne peuvent plus payer leurs loyers, ou leurs soins. En décembre 2025, le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé un plan pour la restitution de ces sommes disparues.

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Source:

www.rfi.fr