Dans son bureau lumineux de l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP), dans le 14e arrondissement, Kumiko Kotera reçoit avec quelques boules de chocolat et du café. Cette astrophysicienne au CNRS est devenue en 2025, à 42 ans, la première femme à diriger cette institution prestigieuse.
Installée dans son fauteuil carré noir, elle évoque d’emblée ses multiples casquettes. La directrice de l’IAP se présente surtout comme chercheuse. Elle a monté, avec son collègue Olivier Martineau, les projets internationaux Grand (giant radio array for neutrino detection), puis Heron (hybrid elevated radio observatory for neutrinos) : d’ambitieuses odyssées scientifiques utilisant des antennes radio pour traquer les particules issues d’astres en explosion.
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Source:
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