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Les secrets du Renoir dessinateur révélés dans une exposition au musée d’Orsay à Paris

Contrairement à Degas ou Cezanne, pour ne citer qu’eux, Renoir ne dessine que de manière intermittente et, jusqu’au milieu des années 1880, rarement à titre de travaux préparatoires. Son œuvre sur papier est d’ailleurs beaucoup moins importante que celle de ses confrères impressionnistes. Son corpus compterait quelque 800 feuilles, dont 100 aquarelles, 150 pastels et 100 sanguines, contre 3 000 pour Pissarro ou 2 000 pour Cezanne. Un aspect méconnu de son travail à découvrir au musée d’Orsay jusqu’en juillet.

Brouillons et aide-mémoire

« Souviens-toi que l’aquarelle est un bon médium pour cultiver sa mémoire, c’est particulièrement le cas quand il s’agit de décrire une impression fugace. » Ces propos de Camille Pissarro, adressés en mai 1891 à son fils Lucien, pourraient très bien avoir été ceux du peintre des Grandes Baigneuses, qui utilise cette peinture légère et raffinée comme un aide-mémoire, un peu à la manière d’un carnet de notes visuelles destinées à lui servir de support lors de son retour à l’atelier.

Auguste Renoir, Feuille d’études, date indéterminée mine de plomb, plume et encre noire, aquarelle sur papier, 32,5 x 49,5 cm, collection Musée d’Orsay - Département des Arts Graphiques du musée du Louvre, Paris Don de la société des Amis du Louvre, 1937 © photo : RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) /

Auguste Renoir, Feuille d’études, date indéterminée mine de plomb, plume et encre noire, aquarelle sur papier, 32,5 x 49,5 cm, collection Musée d’Orsay – Département des Arts Graphiques du musée du Louvre, Paris Don de la société des Amis du Louvre, 1937 © photo : RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Tony Querrec

Quand au printemps 1921, un an et demi après la disparition du peintre, la galerie Durand-Ruel expose ses aquarelles, celles-ci surprennent nombre d’amateurs et de collectionneurs. La plupart d’entre elles, réalisées sur le motif entre 1889 et 1895, représentent des paysages. Elles ont été faites lors de séjours en famille dans le sud de la France, en Bretagne, en Normandie ou encore en Champagne, d’où était originaire Aline, l’épouse de Renoir.

Auguste Renoir, Village de pêcheurs, vers 1889-1895, aquarelle, plume et sanguine sur papier Paris, musée d'Orsay, don de la Société des Amis du Louvre, 1928. Photo : © Connaissance des Arts / Agathe HakounAuguste Renoir, Village de pêcheurs, vers 1889-1895, aquarelle, plume et sanguine sur papier Paris, musée d'Orsay, don de la Société des Amis du Louvre, 1928. Photo : © Connaissance des Arts / Agathe Hakoun

Auguste Renoir, Village de pêcheurs, vers 1889-1895, aquarelle, plume et sanguine sur papier Paris, musée d’Orsay, don de la Société des Amis du Louvre, 1928. Photo : © Connaissance des Arts / Agathe Hakoun

Carnets de voyage

En 1885, le peintre fait étape à La Roche-Guyon, village posé dans un méandre de la Seine, en contrebas du plateau du Vexin. C’est probablement à cette époque qu’a été réalisée la ravissante Cueillette, figurant une toute jeune femme – peut-être Aline, son modèle et sa future épouse –, coiffée d’un chapeau de paille jaune, sous la frondaison d’un arbre frêle. La difficulté à situer et à identifier ces feuilles tient au fait que l’artiste n’indique que rarement la localisation de ses aquarelles, et les signe avec tout autant de parcimonie.

Auguste Renoir, <i>La Cueillette</i>, s.d., aquarelle, gouache, graphite et vernis, 34 x 31 cm, Paris, musée d’Orsay. © GrandPalaisRmn (musée d’Orsay)/Daniel Arnaudet/Visuel de presse. Auguste Renoir, <i>La Cueillette</i>, s.d., aquarelle, gouache, graphite et vernis, 34 x 31 cm, Paris, musée d’Orsay. © GrandPalaisRmn (musée d’Orsay)/Daniel Arnaudet/Visuel de presse.

Auguste Renoir, La Cueillette, s.d., aquarelle, gouache, graphite et vernis, 34 x 31 cm, Paris, musée d’Orsay. © GrandPalaisRmn (musée d’Orsay)/Daniel Arnaudet/Visuel de presse.

Durant l’été 1886, la famille Renoir pose ses valises à La Chapelle-Saint-Briac, dans l’actuel département d’Ille-et-Vilaine, puis au Guildo, dans les Côtes-d’Armor. Les vagabondages estivaux du peintre en Bretagne lui ont notamment inspiré une étude lumineuse typique de sa période « ingresque » figurant au premier plan une femme avec une vache dans des pâturages et au second, des chaumières posées en haut d’une colline. Étude qui trouve sa transposition à l’huile dans Le Retour des champs, dont les couleurs diluées rappellent les transparences de l’aquarelle.

Auguste Renoir, Le Retour des champs, 1886, huile sur toile, 54 x 65,1 cm, Williamstown, Sterling and Francine Clark Art Institute. © Bridgeman ImagesAuguste Renoir, Le Retour des champs, 1886, huile sur toile, 54 x 65,1 cm, Williamstown, Sterling and Francine Clark Art Institute. © Bridgeman Images

Auguste Renoir, Le Retour des champs, 1886, huile sur toile, 54 x 65,1 cm, Williamstown, Sterling and Francine Clark Art Institute. © Bridgeman Images

Le peintre s’installe dans le village de pêcheurs de Martigues, à l’ouest de Marseille, en 1888. « J’ai été amené à y faire des aquarelles, ce qui m’a été très utile. Je suis maintenant familiarisé avec cette peinture de jeune pensionnaire », écrit-il alors, avec une pointe d’humour, à son mécène Paul Bérard. Cette même année, à l’automne, il figure des lavandières qu’il a eu l’occasion d’admirer en plein travail, à Essoyes, le village natal d’Aline dans l’Aube.

Auguste Renoir, <i>Paysage</i>, v. 1890, aquarelle sur papier vergé, 22,6 x 31,9 cm, New York, Metropolitan Museum of Art. © Artvee.Auguste Renoir, <i>Paysage</i>, v. 1890, aquarelle sur papier vergé, 22,6 x 31,9 cm, New York, Metropolitan Museum of Art. © Artvee.

Auguste Renoir, Paysage, v. 1890, aquarelle sur papier vergé, 22,6 x 31,9 cm, New York, Metropolitan Museum of Art. © Artvee.

Grand amoureux des côtes bretonnes, Renoir revient régulièrement dans la région, à Pont-Aven notamment, où il passe quelque temps à l’automne 1892, en août 1893 et en août 1895. C’est probablement lors d’un de ces séjours qu’il réalise Le Calvaire ; l’église de Nizon, près de Pont-Aven. L’artiste y esquisse à grands traits l’église Saint-Amet et le petit calvaire qui flanque son côté est, clin d’œil à Paul Gauguin qui a pour sa part choisi de représenter l’autre calvaire de Nizon dans son Christ vert de 1889.

« Renoir et l’amour. La modernité heureuse »du 17 mars au 19 juillet« Renoir dessinateur»du 17 mars au 5 juilletMusée d’Orsay, Esplanade Valéry Giscard d’Estaing, 75007 Paris

EXPOSITIONS RENOIR – Bande-annonce – FR/EN | Musée d’Orsay


Source:

www.connaissancedesarts.com