« Nous défendons la souveraineté alimentaire française », se gargarise la filière foie gras. Eleveurs de canards et transformateurs se rengorgent au vu du résultat de la balance commerciale pour l’année 2025. Elle affiche, en effet, un excédent de 35,6 millions d’euros, en progression de 10 millions, selon les données publiées lundi 30 mars par le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog).
Un retour à meilleure fortune, alors que la balance avait plongé dans le rouge en 2023, à la suite d’un violent épisode d’influenza aviaire. En 2025, le virus hautement pathogène a refait son apparition dans plusieurs pays européens, dont la France. Mais même s’il circule encore, le choc a été amorti. Au 20 mars, le ministère de l’agriculture recensait 121 foyers depuis le premier cas détecté le 11 octobre 2025. « La stratégie vaccinale adoptée a fait ses preuves », se réjouit Fabien Chevalier, président du Cifog.
La production française de foie gras s’est d’ailleurs encore remplumée en 2025 pour atteindre 16 827 tonnes. A comparer aux presque 8 000 tonnes de 2022, un point bas lié au dépeuplement massif des élevages contaminés. A la suite de ce tsunami épidémique, décision a été prise par le gouvernement de rendre obligatoire, à compter d’octobre 2023, l’injection de doses de vaccin contre la grippe aviaire à tous les canards élevés sur le territoire. Une digue qui a, depuis, limité la propagation du virus.
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Source:
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