Bruxelles (Brussels Morning Newspaper) – Des responsables du Parlement européen évaluent une proposition de 20 millions d’euros pour le démontage mensuel des échafaudages afin de garantir que la salle des débats reste accessible pendant les travaux de rénovation, a rapporté le Telegraph.
Comme le rapporte le Telegraph, il est prévu de rénover le bâtiment Paul-Henri Spaak de l’institution à Bruxelles.
Selon un projet discuté par le Bureau, l’organe directeur du Parlement maintiendrait la salle de débat de l’hémicycle ouverte pendant toute la période de construction de trois ans. Un document précise : « Le maintien de séances supplémentaires sur le chantier nécessiterait des aménagements particuliers avant et après chaque séance pour assurer la sécurité, l’accès et l’accompagnement.
Cela affecte la durée totale et le budget du projet, prévu entre 6 et 12 mois et entre 20 et 22 millions d’euros.
Des sources indiquent que cela nécessiterait de démonter l’échafaudage tous les mois, car la salle est utilisée par les députés européens qui débattent.
Le document interne indique que le plan pourrait encore être rejeté, car des stratégies alternatives sont également envisagées. Une proposition supplémentaire maintiendrait la chambre fermée tout en permettant les débats. « grâce à une connexion numérique entre deux salles de réunion ». Anders Vistisen, eurodéputé danois et chef de file du groupe Patriotes pour l’Europe, a déclaré :
L’idée selon laquelle des échafaudages seraient montés et démontés chaque mois pour une seule journée de travail est totalement absurde.
Ce serait comme une scène dans un sketch comique de Benny Hill. Mais lorsqu’il ne s’agit pas de leur argent personnel, les députés se contentent de le dépenser librement.
Une autre option envisagée serait de déménager entièrement au siège du Parlement européen à Strasbourg.
Quel rôle la Belgique joue-t-elle dans le débat sur la localisation au Parlement ?
La Belgique a souligné que sa situation à Bruxelles méritait un nombre équitable de débats, comme le prévoient les traités européens. L’institution est fréquemment critiquée pour ce qu’on appelle le « cirque ambulant de l’UE », où le Parlement, avec ses députés et son personnel, se rend chaque mois en France pour une semaine de discussions, ce qui coûte près de 100 millions d’euros par an.
Le bâtiment Spaak a été utilisé pour la première fois par le Parlement européen en 1993. En 2012, un audit interne a révélé qu’il nécessitait d’importantes rénovations. Les documents de planification indiquent que le bâtiment n’est pas conforme aux réglementations écologiques de l’UE et aux soi-disant « Eurocodes » pour l’intégrité structurelle. Le coût estimé des travaux de reconstruction s’élève à 455 millions d’euros et devrait être achevé d’ici 2030.
Même s’il est prévu de rouvrir le bâtiment à l’occasion du 200e anniversaire de l’indépendance de la Belgique, la date de début des travaux n’a pas encore été confirmée.
