À 5 heures du matin, Mohammed Achour roulait à pleine vitesse vers sa ville natale de Chaqra [dans le sud du Liban]. L’armée libanaise, Tsahal [l’armée israélienne] et le Hezbollah avaient tous avisé les habitants du sud du Liban de ne pas retourner chez eux, en raison du danger persistant malgré le cessez-le-feu. Mais cet homme âgé de 60 ans était déplacé depuis quarante-quatre longs jours et refusait d’attendre une seule heure de plus pour revoir sa maison.
À 15 heures, Mohammed Ashour était toujours sur la route. Le trajet, qui dure habituellement deux heures, en a pris dix, une file de voitures s’étirant sur des kilomètres le long de l’autoroute côtière libanaise, en direction du sud. Toute la nuit, l’armée libanaise s’était employée à réparer le pont reliant Qasmiyeh à Tyr [la deuxième plus grande ville du sud du Liban], bombardé par Israël quelques heures avant le cessez-le-feu, et les véhicules traversaient un par un, au ralenti, ce passage de fortune.
“Ils m’ont dit que ma maison avait été détruite. Mais je voulais venir la voir de mes propres yeux”, explique l’homme. Il a laissé sa famille à Beyrouth, soucieux de leur épargner les ravages qui les attendent dans leur village.
“Tout a beaucoup changé”
Mohammed Achour fait partie des milliers de Libanais qui se sont empres
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