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Une comète kamikaze s'approche du Soleil : surveillez bien le ciel, on pourrait la voir se briser !

Son histoire n’aura pas duré longtemps : à peine quatre mois après sa découverte, la comète C/2026 A1 (MAPS) pourrait disparaître très bientôt. Sa course l’amène très près du Soleil, où elle pourrait finir briser sous l’effet de la chaleur.

Tout a commencé le 13 janvier dernier, une équipe d’astronomes français, Alain Maury, Georges Attard, Daniel Parrott et Florian Signoret, font la découverte d’une comète appartenant au groupe de Kreutz. Il s’agit de comètes rasantes connues pour leur orbite qui les fait passer extrêmement près du Soleil.

Une comète rasantes,« kamikaze »

Cette particularité les rend plutôt intéressantes pour les astronomes puisque lorsqu’elles arrivent à des distances réduites de notre astre, elles brillent de mille feux, et bien souvent, se désagrègent. Ce qui est l’occasion pour les observateurs d’être témoins de « l’ouverture » d’une comète, qui révèle ainsi ce qui se cache sous son noyau de roche et de glace.

Certaines comètes appartenant à cette famille ont ainsi marqué l’histoire par leurs apparitions fantastiques. Déjà pendant l’Empire romain, puis plus tard notamment en 1680, puis en 1843. Sans oublier plus récemment, en 1965, la comète Ikeya-Seki, particulièrement brillante.

https://www.youtube.com/watch?v=6QobPcjDSjY

Pour C/2026 A1 (MAPS), les astronomes ont mené un programme d’observation, nommé MAPS en raison de leurs initiales, et se sont servis des télescopes situés dans le désert chilien de l’Atacama. Grâce à plus de 150 observations, ils ont pu affiner sa trajectoire et réaliser que la comète allait passer extrêmement près du Soleil le 4 avril prochain.

Plus précisément, elle sera à peine à 160 000 kilomètres de la surface du Soleil. Ce qui est extrêmement proche, s’il s’agissait de la Terre, elle passerait à mi-chemin entre notre planète et la Lune, pour avoir un ordre d’idée. Mais ces trajectoires ne sont pas inédites pour des comètes rasantes comme celle-ci. Une autre nommée C/2011 W3 (Lovejoy) est ainsi passé à seulement 140 000 kilomètres du Soleil.

Encore des incertitudes

Pour celle qui nous intéresse, elle devrait s’approcher suffisamment du Soleil le 4 avril à 16h24 heure de Paris. Son observation sera difficile mais possible. La comète sera alors extrêmement brillante, au point même qu’elle sera théoriquement visible en plein jour. Mais comme elle sera aussi très proche du Soleil, cela peut poser un risque pour les yeux. Il faut donc prévoir de quoi se protéger la rétine, un peu comme lorsque l’on veut observer une éclipse.

Pour faire face au problème, le site Space propose une autre solution : se servir plutôt de son ordinateur, notamment via l’observatoire spatial solaire SoHO. Ce satellite de la Nasa surveille le Soleil, et diffusera des images en direct où l’on pourra peut-être voir la comète. Et peut-être avoir une surprise !

En effet, malgré les nombreux calculs de sa trajectoire, le comportement de C/2026 A1 (MAPS) reste encore incertain. La comète pourrait ainsi se désintégrer à l’approche du Soleil. Dans ce cas-là, nous ne verrons sans doute rien car cela se déroulera derrière l’étoile, depuis notre point de vue.


Une comète K1 vue en train de se fragmenter. © Hubble/Nasa/ESA

Mais si nous avons un peu de chances, il se pourrait que la comète se désagrège bel et bien, mais après avoir passé son périhélie. Dans ce cas, elle nous apparaîtrait, sortant de derrière le Soleil, intacte. En apparence au moins, puisqu’elle finirait par se briser en plusieurs fragments au bout de quelques instants.

Enfin, il reste une possibilité pour que la comète survive à son passage près du Soleil. C’était le cas, par exemple, d’Ikeya-Seki en 1965. Si cela se produit, la comète pourrait être très brillante dans les jours suivants son périhélie, au point où on la verrait même en plein jour. Mais il faudra attendre encore quelques jours pour s’en assurer.


Source:

www.futura-sciences.com