L’annonce, mardi 31 mars, par une porte-parole du directeur général du ministère de la défense israélien de la décision d’Israël « de ramener à zéro les achats de défense effectués en France » au profit de « pays alliés » concernera-t-elle les dizaines de sociétés françaises recensées par le rapport d’Urgence Palestine et de Palestinian Youth Movement, qui doit être rendu public mardi 7 avril, comme vendant des équipements militaires à Israël. Ce document de 66 pages, intitulé « Les dessous des exportations militaires françaises vers Israël », que Le Monde a obtenu en exclusivité, ne se veut « pas exhaustif » mais aussi complet et précis que possible. Il démontre un flux régulier et diversifié d’équipements qui, à eux seuls, ne constituent pas des armes prêtes à l’emploi, mais alimentent l’industrie de défense israélienne en composants parfois essentiels.
Selon le rapport, « entre octobre 2023 et mars 2026, plus de 525 cargaisons de matériel militaire ont été expédiées par des fabricants français vers les industries israéliennes de défense et aérospatiales ». Les principaux exportateurs français recensés sont Sermat, ADR, Effbe France, Eurolinks, Savimex, Safran, Thales, Cimulec, Amphenol Air LB, Radiall, Aubert & Duval, Vishay MCB et Hutchinson. Du côté israélien, Elbit Systems, premier fabricant d’armes du pays, est à l’origine de la quasi-totalité des achats, que le rapport n’a pas pu chiffrer en quantités ou en valeur.
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Source:
www.lemonde.fr

