Le Comité olympique et sportif français (CNOSF) a annoncé, dans une déclaration transmise à quelques médias, lundi 13 avril, avoir « pris acte » de la démission d’un de ses vice-présidents, Stéphane Hatot. Chargé de la culture olympique depuis octobre 2025, il avait été mis en cause dans une enquête publiée samedi dans L’Equipe. « [Des] révélations (…) qui ont porté à la connaissance du CNOSF des agissements particulièrement problématiques » : Stéphane Hatot est soupçonné de vendre sur Internet, sous pseudonyme, des reliques de Paris 2024 obtenues gratuitement ou à bas prix pendant les Jeux. « Des torches olympiques, des costumes de Marie-Antoinette de la cérémonie d’ouverture, ou encore des Phryges et affiches officielles remis aux médaillés ont été écoulés de cette façon », écrit le quotidien.
Son départ « ne met pas fin aux démarches engagées par le CNOSF, dont la présidente, Amélie Oudéa-Castéra, a immédiatement saisi le comité de déontologie. Les travaux de ce comité se poursuivront afin d’analyser les faits. Ses conclusions seront connues rapidement », précise l’instance, lundi. « Si des éléments susceptibles de relever d’une qualification pénale venaient à être établis, un signalement sans délai » sera effectué au titre de l’article 40 du code de procédure pénale – qui dispose que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit, est tenu d’en donner avis sans délai » à la justice.
Stéphane Hatot est également président de la Fédération française de force (bras de fer sportif, développé couché, culturisme, force athlétique…) et de l’Association française des collectionneurs olympiques et sportifs.
Source:
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