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Sénégal: le 1er-Mai, les manifestants réclament le respect des engagements de l'État

Au Sénégal, plusieurs milliers de travailleurs, selon les syndicats, ont investi les principales artères de la capitale ce 1er mai 2026, à l’appel du Front syndical pour la défense du travail qui regroupe 14 centrales. Ils réclament le respect des engagements pris par l’État, il y a un an dans un pacte social et de meilleures conditions de travail.

Publié le : 02/05/2026 – 05:22


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Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff

Casquette rouge de leur syndicat Front syndical pour la défense du travail sur la tête et vuvuzela en main, les chants résonnent sur l’avenue Lamine Gaye même si beaucoup comme Aïssa Diop récemment licencié d’une institution publique – la caisse de dépôt et consignation – n’ont pas le cœur à la fête. « Le peuple souffre parce que la vie est difficile, les gens n’ont pas de travail, les salaires ne sont pas bons. Le Sénégalais aujourd’hui n’a pas un pouvoir d’achat. Aujourd’hui la question ce n’est pas est-ce que Sonko va se présenter en 2029, la priorité, c’est de régler les problèmes du peuple. »

Et parmi les priorités pour Aïssa réembaucher les 30 633 personnes licenciées abusivement selon elle, comme le gouvernement s’est engagé à le faire dans le pacte national de stabilité signé en mai 2025. Respecter les engagements pris, c’est aussi le message d’Abou Ba, secrétaire général du syndicat des Gens contractuels de la santé : « Ça fait un an dans le secteur de la santé que rien n’est encore mis en place. Ils ne nous ont pas payé nos indemnités de logement. On attendait ça depuis belle lurette, mais jusqu’à présent, ce n’est pas effectif. Nous lançons un message au gouvernement : il est temps de respecter ce pacte social. »

Au sein du cortège peintres en bâtiments, femmes de ménages ou encore artisans réclament des droits élémentaires comme celui d’avoir un contrat de travail et la Sécurité sociale comme l’explique Babacar Touré, routier pendant 20 ans : « Les chauffeurs qui travaillent entre le Sénégal et le Mali travaillent 24h/24 et sans contrat de travail ni bulletins de salaire. C’est inquiétant parce que beaucoup de chauffeurs sont bloqués au Mali au niveau de Kati, parce que les routes ne sont pas sûres. »

Listées dans un cahier de doléances, ces revendications ont été déposées au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, qui a adressé un message de soutien et de reconnaissance aux travailleurs sénégalais tout en appelant les employeurs à faire preuve de « justice et de protection » envers leurs salariés.

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Source:

www.rfi.fr