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BERLIN — L’armée allemande a reçu un démonstrateur d’arme laser à haute énergie développée par Rheinmetall et MBDA, marquant une étape importante vers la mise en service d’un système opérationnel à énergie dirigée pour une utilisation navale d’ici 2029.
Le système laser conteneurisé a été transféré au Centre de compétence laser du Centre technique des armes et munitions (WTD 91) à Meppen le 28 octobre, après une phase d’essai d’un an à bord de la frégate de la marine allemande Sachsen, a déclaré Rheinmetall dans un communiqué. Ce transfert intervient après que le démonstrateur a effectué plus de 100 tests de tir réel dans des conditions maritimes opérationnelles, prouvant sa capacité à suivre et à engager des drones et d’autres cibles se déplaçant rapidement.
Le système a démontré ce que Rheinmetall a décrit comme une première en Europe : un engagement réussi d’une cible « devant un ciel bleu », c’est-à-dire sans utiliser le terrain comme filet de sécurité pour le faisceau laser. Les essais ont validé la capacité de suivi, la précision et la vitesse de réaction de l’arme contre les drones, ce que les sociétés ont souligné comme « l’un des défis les plus urgents » de la guerre moderne.
Selon une déclaration des deux sous-traitants de la défense, l’arme laser est conçue pour compléter les canons et missiles guidés conventionnels, notamment pour la défense contre les drones, les essaims de drones, les vedettes rapides et potentiellement les missiles guidés à courte portée. Les futures itérations pourraient être étendues pour engager des missiles supersoniques, des roquettes et même des obus de mortier et d’artillerie, a déclaré Rheinmetall.
Les deux sociétés allemandes collaborent depuis 2019 sur le développement d’armes laser, les responsabilités étant réparties entre elles. MBDA Allemagne gère la détection et le suivi des cibles, la console de contrôle et l’intégration avec les systèmes de commande et de contrôle, tandis que Rheinmetall supervise le système de visée, le guidage du faisceau, la source laser à haute énergie et l’intégration mécanique à bord des plates-formes navales.
Le démonstrateur fonctionne actuellement à environ 20 kilowatts, adapté à la neutralisation de petits véhicules aériens sans pilote et de cibles légères en surface. Cependant, l’architecture est conçue pour être évolutive, les futures versions devant dépasser 100 kilowatts pour affronter des menaces plus importantes.
Le système va maintenant subir d’autres tests de défense contre les drones terrestres au WTD 91, l’un des plus grands champs de tir au sol entièrement instrumentés d’Europe occidentale. Si les essais continuent de répondre aux exigences militaires allemandes, des décisions d’achat pourraient intervenir d’ici quelques années, plaçant l’Allemagne parmi un petit groupe de pays disposant d’armes laser navales opérationnelles aux côtés des États-Unis et d’Israël.
Linus Höller est correspondant européen de Defence News et enquêteur de l’OSINT. Il rend compte des ventes d’armes, des sanctions et de la géopolitique qui façonnent l’Europe et le monde. Il est titulaire d’une maîtrise en non-prolifération des ADM, en études sur le terrorisme et en relations internationales, et travaille en quatre langues : anglais, allemand, russe et espagnol.
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