Les modalités de calcul du salaire de référence pour le calcul des pensions ont été modifiées : il sera désormais établi sur les 24, voire 23, meilleures années, au lieu des 25 années précédemment retenues. Présentée comme un petit coup de pouce pour les mères de famille, cette évolution touche directement la base de calcul des pensions en allégeant l’impact des années les moins rémunératrices dans une carrière.
Le mécanisme vise à exclure une année supplémentaire de faibles revenus du dénominateur utilisé pour déterminer le salaire de référence : en pratique, la moyenne sera établie sur un plus petit nombre d’années, ce qui peut entraîner une augmentation marginale du montant calculé. Ce dispositif concerne principalement les personnes ayant connu des interruptions d’activité ou des baisses de salaire ponctuelles, profils fréquemment rencontrés parmi les mères qui ont interrompu leur travail pour des raisons familiales.
Les gains attendus demeurent toutefois modestes. La portée réelle dépendra des trajectoires individuelles : ceux qui ont subi plusieurs années de faibles revenus pourraient voir un effet plus sensible, tandis que pour des carrières régulières l’impact sera limité. Par ailleurs, cette mesure ne corrige pas d’autres éléments structurels qui contribuent aux écarts de pension, comme la durée totale de cotisation ou le niveau des salaires perçus tout au long de la carrière.
La mise en application de ce changement implique des ajustements techniques pour les systèmes de calcul et pour l’information des allocataires. Les administrations concernées auront à réviser leurs méthodes de calcul afin d’intégrer la nouvelle règle de sélection des années retenues. Pour les personnes proches de la retraite ou déjà retraitées, l’effet concret dépendra d’une réévaluation individuelle des droits et des modalités administratives propres à chaque régime.


