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La NSS établit un lien direct entre la stabilisation d’autres régions – de l’Europe occidentale à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient – et la capacité de l’Amérique à se concentrer sur la Chine dans le Pacifique.
Cela reflète une perspective adoptée par Quwa au cours des dernières années : la politique américaine actuelle identifie la Chine comme sa principale menace, et pour se concentrer sur cette menace, les États-Unis ne peuvent pas rester ancrés dans d’autres régions, y compris celles historiquement contestées comme le Moyen-Orient. Du point de vue américain, des problèmes tels que le conflit israélo-palestinien, les talibans en Afghanistan et les tensions en Asie du Sud doivent tous être résolus et, tout aussi important, gérés par des acteurs régionaux clés – permettant ainsi aux États-Unis de consacrer leur attention à la Chine.
La place du Pakistan dans ce cadre apparaît clairement sous cet angle. Les décideurs américains souhaitent que le Pakistan « regarde vers l’ouest », en ce sens qu’il traite l’Afghanistan et, dans une moindre mesure, le Moyen-Orient comme ses principales zones d’intérêt en matière de sécurité. En échange, Washington souhaite que le Pakistan cesse de se focaliser sur l’Inde comme principe organisateur unique de sa posture de sécurité nationale et qu’il s’aligne plutôt sur les efforts menés par les États-Unis pour contenir la Chine (ou, au minimum, ne pas y faire obstacle).
Les indicateurs de cette posture « regarder vers l’ouest » sont déjà visibles sur le terrain.
L’accord de défense stratégique mutuelle entre le Pakistan et l’Arabie saoudite représente un engagement formel en matière de sécurité dans le Golfe.allant au-delà des accords informels qui ont caractérisé les décennies précédentes. C’est précisément le genre de partage régional du fardeau envisagé par le NSS : le Pakistan se lie aux affaires de sécurité du Moyen-Orient pour que les forces américaines n’aient pas à le faire.
De même, le les tensions croissantes et les récents affrontements entre Islamabad et Kaboul témoignent d’une posture pakistanaise plus ouvertement agressive envers les talibans. La menace transfrontalière du TTP donne au Pakistan une cause légitime, mais l’approche s’aligne également sur la préférence de Washington pour les acteurs régionaux gérant leurs propres problèmes.
Les frappes de décembre 2024 sur le territoire afghan et la rupture diplomatique qui a suivi suggèrent que Rawalpindi n’attend plus la médiation américaine.
Sur le front maritime, la participation de la marine pakistanaise aux efforts du groupe de travail de la coalition et son initiative autonome de patrouille régionale de sécurité maritime ont élargi sa portée opérationnelle dans la mer d’Oman, positionnant la PN comme un acteur de sécurité pertinent dans le domaine maritime du Moyen-Orient.
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