Auteur : Gert De Greeve (Van Havermaet)
Le gouvernement de l’Arizona s’est jusqu’à présent montré en grande partie un gouvernement d’annonce sur le front budgétaire. Beaucoup de choses sont en préparation dans ce sens, mais n’ont pas encore été transposées dans la législation. Après l’accord budgétaire du 24 novembre 2025, ce pipeline sera encore plus rempli. Un aperçu pour les investisseurs et les PME.
Modifications supplémentaires du VVPRbis et de la réserve de liquidation
Les VVPRbis et la réserve de liquidation font exception : leur régime fiscal a déjà changé au cours de l’été 2025. Moins de six mois plus tard, le gouvernement annonce cependant des changements supplémentaires. Qui d’autre peut suivre ?
VVPRbis
Le système actuel VVPRbis permet aux petites entreprises de verser des dividendes sur leurs actions à un précompte mobilier de 15 %, au lieu du taux standard de 30 %. Ce taux réduit ne s’applique qu’à partir du troisième exercice suivant l’apport en espèces, sous réserve que les conditions soient remplies, telles que le paiement intégral, la continuité de la propriété et le nominatif.
L’accord budgétaire prévoit désormais une augmentation de ce taux favorable de 15% à 18% à compter du 1er janvier 2026.
Il semble que les entreprises existantes bénéficieront d’un régime transitoire : elles pourraient appliquer le taux actuel de 15 % pendant encore trois ans. Toutefois, le nouveau taux de 18 % s’appliquera immédiatement aux nouvelles cotisations.
Le délai d’attente de trois ans reste inchangé. Seule la pression fiscale sur les prestations augmente.
Réserves de liquidation
Grâce à la technique des réserves de liquidation, les actionnaires des petites entreprises peuvent également bénéficier d’un impôt sur les dividendes plus avantageux sous certaines conditions.
Pour en bénéficier, l’entreprise doit payer un impôt anticipé de 10% sur le bénéfice de l’exercice. Après un délai de carence de trois ans, le précompte mobilier sur la distribution de ces réserves bénéficiaires est réduit de 30 % à 6,5 % et après cinq ans à 5 %.
La loi précise déjà que pour les réserves de liquidation constituées à partir du 1er janvier 2026, seul le taux de 6,5% est possible au bout de trois ans. Cela conduit (en raison du mode de calcul) à un prélèvement total de 15%, comme pour le VVPRbis. Le taux de 5% après cinq ans reste possible pour les réserves de liquidation préalablement constituées.
Le gouvernement souhaite désormais apporter un changement supplémentaire. Pour les réserves de liquidation constituées à compter du 1er janvier 2026, outre le remboursement anticipé qui reste à 10 %, un taux de 9,8 % s’appliquera lors de la distribution après trois ans. Grâce à ce taux, la pression fiscale totale sur les réserves de liquidation distribuées évolue à 18%, tout comme pour la VVPRbis.
Il apparaît donc que la nouvelle augmentation ne s’appliquera pas aux réserves de liquidation constituées avant 2026.
Par ailleurs, l’exonération du précompte mobilier continuerait à s’appliquer intégralement en cas de liquidation de la société.
Action requise ?
La communication du gouvernement montre qu’il souhaite introduire cette augmentation progressivement. Il ne semble donc pas nécessaire de distribuer à la hâte des dividendes à un taux inférieur en 2025.
Quiconque n’y croit pas peut bien sûr en décider autrement. En règle générale, il est possible de verser un dividende en 2025 grâce à la technique des acomptes sur dividendes. Bien entendu, il faut vérifier soigneusement que toutes les conditions pour bénéficier d’un avantage fiscal avantageux sont remplies. De plus, vous devez tenir compte des exigences du droit des sociétés, notamment le test de liquidité et le test de l’actif net. N’attendez pas trop longtemps pour faire votre choix.
Impôts indirects
Il n’y aura pas d’augmentation générale du taux de TVA de 21 % à 22 %. Le gouvernement s’en tient aux trois taux de TVA existants, mais ajuste quels produits et services relèvent de quel taux.
Par exemple, le taux passe de 6% à 12% pour les nuitées d’hôtel et de camping, les abonnements sportifs, certains loisirs (à l’exception de la culture) et les plats à emporter et à emporter.
Les boissons non alcoolisées dans le secteur de la restauration deviennent moins chères : leur taux de TVA passe de 21 % à 12 %.
Pour le gaz et l’électricité, il y aura ce qu’on appelle un « verdissement » en deux étapes. Les droits d’accises sur le gaz augmenteront de sorte que la pression fiscale totale en 2029 corresponde à un taux de 12 %. Dans le même temps, les droits d’accises sur l’électricité diminuent, ce qui rend cette source d’énergie relativement moins chère.
Taxe sur les valeurs mobilières
À partir de 2026, le taux de la taxe sur les valeurs mobilières doublera : 0,15 % deviendra 0,30 %. Cet impôt sur la fortune continue de s’appliquer aux comptes-titres d’une valeur moyenne supérieure à un million d’euros.
Impôt sur les plus-values
L’accord sur le budget signifie qu’en plus des mesures fiscales supplémentaires, le gouvernement souhaite également mettre en œuvre des changements convenus mais non encore mis en œuvre.
Il a par exemple été confirmé que l’impôt sur les plus-values sur les actifs financiers sera bel et bien instauré à partir du 1er janvier 2026, si nécessaire avec effet rétroactif. Pour plus d’informations sur les projets du gouvernement en matière d’impôt sur les plus-values, cliquez ici.
Droit d’auteur
Enfin, la compensation des droits d’auteur sera à nouveau étendue au secteur informatique. Mais la rémunération des salariés au moyen du droit d’auteur devient de moins en moins avantageuse à mesure que la déduction forfaitaire des frais est supprimée. Le périmètre exact reste pour l’instant flou, même si cela aura sans aucun doute un impact sur la rémunération totale des salariés et autres bénéficiaires concernés.
Source : Van Havermaet
