La candidate de droite Keiko Fujimori arrive en tête dimanche des sondages à la sortie des urnes pour la présidentielle au Pérou avec plus de 16%, tandis que l’ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga et le candidat de gauche Roberto Sanchez sont au coude à coude pour la deuxième place. Les bureaux de vote ont commencé à fermer à 18h (23h TU), une heure plus tard que prévu à cause de perturbation.
Publié le : 13/04/2026 – 00:57Modifié le : 13/04/2026 – 01:37
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Aucun candidat ne franchissant le seuil des 50% nécessaires pour être élu dès le premier tour, un second tour apparaît inévitable, selon les instituts Ipsos et Datum.
Plus tôt dans la journée, la police péruvienne et des enquêteurs sont intervenus dimanche au siège de l’autorité électorale (ONPE) après l’échec de l’ouverture de 15 bureaux de vote, dans une présidentielle marquée par l’insécurité et une profonde défiance envers les institutions.
Des agents de la police anticorruption et des enquêteurs « mènent des opérations à l’ONPE, ainsi qu’au sein de l’entreprise » chargée de distribuer les bulletins de vote, les urnes et autres matériels électoraux, a annoncé la police. « Ils n’ont pas réussi à livrer le matériel électoral à 15 bureaux de vote à Lima », a déclaré Piero Corvetto, chef de l’ONPE. Ces centres sont restés fermés, privant plus de 60 000 électeurs de vote, selon l’organisme. v
35 candidats
Le scrutin, marqué par un nombre record de 35 candidats, se déroule dans un contexte de flambée de la criminalité et de rejet de la classe politique. Aucun des candidats ne dépassait 15% d’intentions de vote dans les derniers sondages, rendant un second tour le 7 juin quasi inévitable. Plus de 27 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire président et parlementaires lors de ce vote obligatoire, marqué par le retour d’un Parlement bicaméral pour la première fois depuis 1990. Le bulletin de vote, long de 44 cm, illustre la complexité du scrutin, au terme d’une campagne dominée par la lutte contre la criminalité.
Le Pérou a connu huit présidents depuis 2016, dont la moitié destitués. La classe politique est discréditée par des scandales de corruption à répétition. Quatre anciens chefs d’État sont emprisonnés. Selon la radio RPP, au moins 252 candidats ont fait l’objet de condamnations pénales, tandis que plus de 90% des Péruviens disent avoir « peu » ou « aucune confiance » dans leurs institutions, selon Latinobarometro.
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Source:
www.rfi.fr

