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Pourquoi Les Aristochats est-il un film si particulier dans l'histoire de Disney ?

Découvrez les secrets des « Aristochats », le 20ème film d’animation Disney, et qui a une place particulière dans l’histoire du studio.

« Tout le monde veut devenir un cat », « Des Gammes et des arpèges », « Thomas O’Malley », les chansons des Aristochats résonnent encore aux oreilles de tous ceux qui l’ont vu ne serait-ce qu’une fois.

La rencontre entre Duchesse, chatte angora des beaux quartiers avec le chat de gouttière Thomas O’Malley, a ravi des générations entières de spectateurs de 7 à 77 ans. N’oublions pas non plus Marie, Toulouse et Berlioz, qui ont été à l’origine de plus d’une demande d’enfant pour accueillir ou recueillir des chatons chez soi.

Ce film était très particulier pour les studios Disney

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Dès 1961, Les Aristochats est pensé pour devenir un téléfilm en deux parties (souvent d’1h30 chacune), en live action, pour l’émission Le Monde merveilleux de Disney présentée par Walt*, avec Boris Karloff (Frankenstein) en majordome ! Ce dernier est intéressé par le sujet et, après plusieurs allers et retours entre les scénaristes Harry Tytle et Tom McGowan et Walt, décision est prise que le projet devienne un long métrage d’animation.

Même si le studio a effleuré le sujet avec L’Espion aux pattes de velours pour le cinéma, Walt et ses équipes ont sans doute imaginé la difficulté de tourner avec plusieurs vrais chats en même temps.

Quoi qu’il en soit, en 1963, Walt confie le projet au réalisateur Wolfgang Reitherman, qui accepte mais travaille à l’époque sur Le Livre de la jungle et, d’un commun accord avec le studio, range le projet sur une étagère en attendant.

En parallèle, le scénario poursuit son développement. Dans son autobiographie, Harry Tytle confie que c’est Walt qui imagine que les chats du film devraient parler entre eux mais jamais face aux humains, comme dans Les 101 dalmatiens, qui venait de sortir (1961).

Le Livre de la jungle avançant bien, Reitherman commence à mettre en scène Les Aristochats avec les équipes habituelles de chez Disney. En 1966, Ken Anderson (Cendrillon, Le Livre de la jungle) est chargé de revoir le scénario, Walt approuve les premiers dessins et donne le feu vert au projet. Hélas, il décède le 15 décembre 1966.

Walt décédé, quoi faire ?

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Le Livre de la jungle sort l’année suivante, et il est le dernier long métrage d’animation à avoir été validé quasi intégralement par Walt. En revanche, ce dernier avait toujours beaucoup de projets en développement validés, en film live comme en animation, dont Les Aristochats.

Reitherman continue à plancher dessus, et Les Aristochats devient le premier film d’animation Disney à sortir sans avoir été supervisé par Walt, qui n’en avait vu que des crayonnés. L’histoire est d’ailleurs largement retravaillée pour en faire un film d’aventures plutôt qu’une histoire où Duchesse cherchait des humains prêts à adopter ses petits.

Comme la bande originale jazzy du Livre de la jungle avait beaucoup plus, le studio décide de remettre ça avec Les Aristochats. Les chansons de ce type sont confiées à Terry Gilkyson (du Livre de la jungle), Floyd Huddleston et Al Rinker, tandis que la chanson-titre et celle des chatons sur les gammes et les arpèges sont confiées aux frères Robert et Richard Sherman. Ils proposeront de nombreux autres titres qui ne seront pas gardés mais sont audibles ici.

C’est aussi en mémoire de Walt Disney que Maurice Chevalier, alors à la retraite et âgé de plus de 80 ans, accepte d’enregistrer la chanson-titre, Les Aristochats, qui sert de générique d’ouverture.

Les Français adorent, les Américains détestent

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Les Aristochats sort le 8 décembre 1971 et c’est un raz-de-marée avec 10,2 millions d’entrées totalisées. Il est toujours à ce jour le quatrième plus grand succès d’un classique Disney en France et était en tête du box-office français l’année de sa sortie, devant les films avec De Funès, les Charlots ou Belmondo.

Aux Etats-Unis, en revanche, le premier dessin animé Disney « sans Walt » est un échec cuisant. Si Le Livre de la jungle avait rapporté 73,7 millions de dollars sur le sol américain, Les Aristochats atteint à peine les 18 millions. Une claque.

C’était le début d’un lent déclin des sorties Disney, jusqu’au renouveau initié par Basil, détective privé (1986) et le nouvel âge d’or du studio dans les années 90. Mais ceci est une autre histoire…

* pour des raisons de compréhension, il est question de « Walt » lorsque nous parlons de la personne de Walt Disney et de « Disney » lorsqu’il s’agit de la firme dans son ensemble.

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Source:

www.allocine.fr