Champignons et mangue prédécoupés vendus en barquette, mini-bouteilles de jus de fruits, masques de beauté à usage unique en sachet… les supermarchés sont toujours accros aux emballages plastique, malgré les objectifs de réduction fixés par la loi, révèle une étude publiée, mardi 5 mai, par Que choisir ensemble et No Plastic in My Sea.
Les associations ont mené une enquête de terrain inédite en France par son ampleur : 1 659 magasins de 11 enseignes traditionnelles (Auchan, Carrefour, Intermarché, E.Leclerc, Monoprix, Système U), de hard discount (Aldi, Lidl) et de magasins bio (Biocoop, Naturalia, La Vie claire) ont été inspectés, entre le 7 et le 21 février.
Saluée unanimement comme une législation pionnière lors de son adoption, en 2020, la loi antigaspillage pour l’économie circulaire (AGEC) établissait des objectifs ambitieux : abandonner le plastique à usage unique à l’horizon 2040 et réduire de moitié le nombre de bouteilles en plastique d’ici à 2030.
« A l’exception des enseignes bio, les supermarchés ne jouent pas le jeu, déplore Muriel Papin, déléguée générale de No Plastic in My Sea. Cette dépendance de la grande distribution au plastique est d’autant plus préjudiciable pour le consommateur que son coût va augmenter en raison de la flambée des prix du pétrole et du gaz. »
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Source:
www.lemonde.fr

