Maintes fois annoncé, le grand plan d’électrification des usages est enfin sur les rails. Sur fond de guerre en Iran qui fait flamber les prix des hydrocarbures, le gouvernement français a dévoilé, jeudi 23 avril, une liste de 22 mesures pour stimuler la demande en électricité produite localement. Et, partant, moins dépendre du pétrole et du gaz achetés à l’étranger. L’électrification, « c’est le choix de ne plus importer chez nous, et dans le portefeuille des Français, les crises du monde », martèle-t-on au gouvernement alors que le coût du conflit au Moyen-Orient pour les finances publiques a déjà été évalué par Matignon à près de 6 milliards d’euros.
Cette stratégie est le corollaire de la feuille de route énergétique de la France présentée en février – la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie – qui entend soutenir le développement d’une offre largement décarbonée. Or, le pétrole, le gaz et dans une moindre mesure le charbon représentent encore environ 60 % de l’énergie consommée en France et lui coûtent chaque année près de 60 milliards d’euros. L’objectif est de les ramener à moins de 30 % dès 2035 tandis que la part de l’électricité doit grimper à 38 %, contre 27 % aujourd’hui.
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Source:
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