Il n’est que 9 heures, mercredi 8 avril, à Kiskunlachaza, une ville-dortoir de 10 000 habitants à une heure de route au sud de Budapest, mais plusieurs centaines de partisans de Péter Magyar sont venus soutenir le chef de file de l’opposition en vue des élections législatives hongroises du dimanche 12 avril. Lancé dans un marathon pour essayer de battre le premier ministre nationaliste, Viktor Orban, le chef du parti conservateur et pro-européen Tisza (Respect et liberté) enchaîne parfois sept meetings par jour dans la Hongrie profonde, jusqu’à samedi soir.
Soulignant le fait qu’il reste moins de « cent heures » avant ce scrutin qui va être observé dans toute l’Europe, M. Magyar se réjouit des derniers sondages, qui lui prédisent une large victoire, mais il appelle quand même ses partisans à « redoubler d’efforts », non seulement pour faire battre le dirigeant d’extrême droite, mais aussi pour essayer d’obtenir la « majorité des deux tiers » au Parlement. Permettant de modifier la Constitution, celle-ci faciliterait grandement la mise en œuvre de sa promesse de rétablir l’Etat de droit, malmené depuis seize ans.
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Source:
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