L’avenir du traité sur les pandémies adopté en mai 2025 dépend de l’issue de ces négociations. Vendredi 1er mai, les pays membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont décidé de s’accorder un délai supplémentaire d’un an pour mener à bien la rédaction de l’annexe sur l’accès aux agents pathogènes et le partage des avantages, dite « annexe PABS ». Un texte sur lequel repose toute l’architecture du traité et dont dépendra sa ratification.
Las, les six sessions de tractations n’ont pas réussi à dépasser l’opposition qui a émergé dès le début entre les pays développés et les pays en développement. Schématiquement, une confrontation entre un Nord hébergeant les principales industries pharmaceutiques et un Sud plus vulnérable face aux épidémies. Vendredi 1er mai, lors de la clôture de cette dernière semaine de négociations, le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a reconnu que les pourparlers avaient été « des montagnes russes ».
Le système PABS est censé organiser la manière dont les pays vont, en cas de pandémie, donner accès aux échantillons et données sur les agents pathogènes concernés et, en retour, comment les groupes pharmaceutiques vont distribuer les produits médicaux fabriqués à partir de ces informations, ces précieux « avantages » (vaccins, traitements ou diagnostics). Tout l’enjeu est de ne pas reproduire ce qui s’est passé pendant la pandémie de Covid-19, lors de laquelle les pays à revenu faible avaient reçu des doses de vaccin bien après les pays riches.
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Source:
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