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« On ne sait jamais à l’avance comment les brûlures vont évoluer, les gens sont comme suspendus » : A Lyon, au cœur du service des grands brûlés

Comme coupés du monde, derrière une vitre, deux techniciens enveloppés d’une combinaison intégrale bleue et équipés de masques, de lunettes en plastique et de gants gris sont à l’œuvre. Assis sous une hotte, pipette en main, l’un d’entre eux ensemence des cellules dans des flasques à bouchon jaune. Ces kératinocytes, des cellules de la couche superficielle de la peau, sont arrivés dans la salle blanche, à l’atmosphère soigneusement contrôlée, dans un minuscule tube congelé. « Dedans, il y en a 6 millions », précise Céline Auxenfans, pharmacienne responsable de la plateforme Applications et recherche en tissus, cellules et médicaments innovants (Artemis), aux Hospices civils de Lyon. Dans une quinzaine de jours, ils auront formé un épiderme, prêt à être greffé sur un patient grand brûlé.

Deux étages plus haut, ce matin de mars, le dernier des cinq patients accueillis ici après le drame de Crans-Montana sort enfin du service de réanimation, deux mois et demi après l’incendie de la nuit du Nouvel An dans un bar de la station suisse. Les quatre autres jeunes brûlés, sortis plus tôt, sont partis en centre de rééducation. Dans ces couloirs aux murs orange, derrière les doubles portes vitrées coulissantes de leurs chambres, on devine des patients, enroulés dans des bandages blancs. La plupart sont intubés et sous anesthésie. « Les grands brûlés souffrent beaucoup, c’est pourquoi nous les maintenons endormis longtemps, souvent plusieurs semaines », explique Olivier Martin, anesthésiste-réanimateur, coresponsable du Centre des brûlés Pierre-Colson de l’hôpital Edouard-Herriot, à Lyon.

Cette structure, l’une des plus grandes d’Europe, accueille entre 800 et 1 000 nouveaux patients par an, adultes et enfants, présentant tous les stades de gravité.

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Source:

www.lemonde.fr