Annonce publicitairespot_img
AccueilScienceMyriam Edjlali-Goujon, une neuroradiologue engagée qui veut faire bouger les lignes

Myriam Edjlali-Goujon, une neuroradiologue engagée qui veut faire bouger les lignes

C’est devenu un rituel. Plus d’une heure chaque soir, Myriam Edjlali-Goujon cherche en ligne des informations sur des médias indiens, orientaux, britanniques, américains… dans l’espoir d’en savoir un peu plus sur la situation en Iran. « Je croise les sources car, pendant plus d’un mois, j’ai été sans nouvelles de mes six oncles et tantes et de leurs enfants », explique cette professeure d’université et praticienne hospitalière en neuroradiologie.

Dans ce contexte de tension géopolitique mondiale, la scientifique, née d’un père iranien et d’une mère française, a publié sur LinkedIn, dimanche 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, un long billet personnel, scientifique, sociétal et politique. Bien loin de son message annuel de soutien aux femmes en sciences. C’est le point de départ de ce portrait.

Quel cheminement amène une professeure qui partage son temps entre l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) et ses activités de recherche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) à se dévoiler de la sorte ? Son post du 8 mars évoque la dictature en Iran et l’importance cruciale pour les jeunes filles d’avoir accès à une éducation supérieure. Mais il interpelle aussi la communauté scientifique : « Comment sont traitées les injustices faites aux femmes en science dans notre société ? » Son message se conclut par une vidéo de l’actrice iranienne Golshifteh Farahani donnant voix aux « vingt leçons du XXe siècle » de l’ouvrage De la tyrannie (Gallimard, 2017), manuel de la résistance de l’auteur américain Timothy Snyder.

Il vous reste 80.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


Source:

www.lemonde.fr