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En Asie centrale, chacun cherche la bonne posture
Longtemps considérée comme l’arrière-cour du Kremlin, l’Asie centrale est-elle en train de lui échapper ? “La Russie a aussi lancé la guerre pour consolider sa sphère d’influence. Le résultat est inverse”, tranche le média russe indépendant Vajnye Istorii. Les “mauvaises nouvelles” s’accumulent dans l’espace postsoviétique.
En Asie centrale, les États multiplient les gestes d’autonomie. Aucun n’a condamné l’invasion de l’Ukraine, mais ils ne l’ont pas soutenue non plus. Le président kirghiz revendique la “neutralité”. En juin 2022, le dirigeant kazakh Kassym-Jomart Tokaev, qui assistait au Forum économique de Saint-Pétersbourg en présence de Vladimir Poutine, a poliment refusé de reconnaître l’indépendance des républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk.
Pour le site analytique Riddle, Moscou “perd rapidement son influence politique” au profit de la Chine et des États-Unis, très actifs dans la région. Pourtant, les liens économiques avec Moscou “n’ont jamais été aussi solides depuis la fin de l’URSS”.
Le Kazakhstan et le Kirghizistan restent membres de l’Union économi
Source:
www.courrierinternational.com

