Marine Le Pen a affirmé, lors de son discours de rentrée à Hénin-Beaumont, vouloir faire du logement « un des grands chantiers » de son quinquennat. La candidate du Rassemblement National a déclaré que la loi SRU, qui impose 25% de logements sociaux dans certaines communes, serait « abrogée, purement et simplement ». Cette annonce s’inscrit dans la série d’engagements présentés devant ses partisans lors de cette réunion politique traditionnelle.
La loi SRU fixe un taux de 25% de logements sociaux à atteindre pour les communes concernées, une norme destinée à répartir l’offre de logements sociaux sur le territoire. Les modalités d’application et les obligations pour les collectivités locales sont au cœur des débats publics sur l’accès au logement et l’aménagement urbain. Le dispositif a été appliqué à de nombreuses communes et est régulièrement cité dans les discussions sur la mixité sociale et la politique du logement.
En faisant de l’abrogation de la loi SRU un objectif central, Marine Le Pen met en avant une orientation nette sur la politique du logement pour son programme. La suppression de cette obligation légale entraînerait la disparition du cadre statutaire qui impose ce pourcentage, ce qui modifierait les règles encadrant la construction et l’attribution de logements sociaux au niveau communal. Cette proposition vise à reformuler la gestion du parc social, selon les termes employés par la candidate lors de son allocution.
La concrétisation d’une telle promesse relèverait d’une initiative parlementaire et d’un processus législatif national si elle devait être mise en œuvre. Les opposants et les acteurs locaux du logement pourraient être amenés à peser dans les débats futurs sur les conséquences d’une suppression du dispositif. Pour l’heure, l’annonce constitue une ligne programmatique portée par le Rassemblement National dans le cadre de la campagne, sans calendrier ni détails techniques précisés publiquement lors de la rentrée.


