La cosmologie n’est probablement pas la branche de l’astronomie la plus vendeuse ni la plus accessible. Et pour cause, cette discipline, qui consiste à étudier l’Univers (son contenu et sa géométrie), s’appuie sur beaucoup d’abstractions mathématiques et de concepts complexes. Si la plupart des gens sauraient peut-être expliquer ce qu’est une planète, une étoile ou encore un astéroïde, qu’en serait-il du fond diffus cosmologique, de l’énergie sombre ou encore de la constante cosmologique ?
Les ouvrages s’attaquant à ces sujets sont, de fait, relativement rares. C’est pourtant l’ambition portée par Jean-Philippe Uzan et Sébastien Carassou dans L’Univers incompris. En un peu plus de 400 pages, les deux auteurs, respectivement directeur de recherche CNRS en cosmologie et docteur en astrophysique, s’attachent à explorer les zones d’ombre de la cosmologie, et les tensions croissantes que la discipline traverse depuis des années, porteuses d’incertitudes mais également de nombreux espoirs de trouver une « nouvelle physique ».
Retraçant plusieurs siècles de recherches, le livre explique comment la cosmologie moderne, qui prend son essor après la publication de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein, en 1915, a abouti à la théorie du Big Bang, validée cinquante ans plus tard. Erigée depuis en modèle standard de la cosmologie, cette dernière a accumulé les prédictions valides et fournit aux astronomes et physiciens un cadre théorique solide qui explique l’évolution de l’Univers depuis son état primordial jusqu’aux temps présents. C’est du moins ce que les cosmologistes pensaient jusqu’à il y a une quinzaine d’années.
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Source:
www.lemonde.fr

