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Logement : des maires dénoncent la «priorité nationale» et rappellent l’urgence de la rénovation

Un collectif de maires de villes a pris position face à la proposition du Rassemblement National d’instaurer une «priorité nationale» pour l’accès au logement et de supprimer la loi SRU. Les élus alertent que ces mesures risquent d’organiser une distinction entre familles sur la base de la nationalité et de détourner l’attention de problèmes structurels qui touchent les collectivités locales.

Élaborée pour encadrer la production et la répartition de logements sociaux, la loi SRU impose des obligations aux communes en matière d’offre de logements accessibles. Les maires rappellent que ces règles visent à garantir une mixité sociale et à lutter contre les inégalités territoriales. Pour documenter le cadre législatif, le recours aux sources officielles telles que Légifrance permet de consulter les textes en vigueur.

Le collectif souligne par ailleurs que l’introduction d’un critère de nationalité pour l’attribution des logements ouvrirait la voie à des contestations juridiques et à des pratiques discriminatoires. Il met en garde contre l’effet d’éviction qui pourrait frapper des familles vulnérables déjà confrontées à de longues listes d’attente et à une offre insuffisante sur de nombreux territoires.

Autre point soulevé : la rénovation thermique des logements, considérée par ces élus comme une priorité pour réduire les factures, améliorer le parc existant et atteindre des objectifs environnementaux. Ils estiment que les débats axés sur la nationalité ne doivent pas faire perdre de vue les besoins de rénovation, de construction et d’investissement nécessaires pour résorber la pénurie de logements adaptés.

En filigrane de cette polémique, les maires appellent à recentrer la politique du logement sur des solutions opérationnelles — construction, réhabilitation et critères d’attribution fondés sur la situation sociale — plutôt que sur des logiques exclusives. Le sujet reste au cœur du débat public et de la gestion quotidienne des communes, qui doivent concilier contraintes légales, justice sociale et impératifs énergétiques.

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