Une leçon de Real…isme. Opposé à son voisin madrilène en huitièmes de finale, le Real a sorti son grand classique de la Ligue des champions : une victoire froide de réalisme 2 à 1 contre l’Atlético, qui a pourtant longtemps dominé.
Le stade Santiago Bernabeu a mis les petits plats dans les grands pour ce huitième de finale de Ligue des champions face à ses voisins colchoneros. Un duel madrilène, un duel espagnol, mais aussi un duel de 4-4-2 et un duel de Français : Mendy, Tchouaméni, Camavinga et Mbappé portent les couleurs de la Maison blanche, tandis que Lenglet et Griezmann arborent les rayures rouges et que Clément Turpin officie à l’arbitrage.
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Rodrygo buteur sur la première occasion
Pas de round d’observation entre ces deux équipes qui se connaissent par cœur. Valverde adresse une passe millimétrée dans le dos de la défense pour Rodrygo. Le talent du Brésilien fait le reste et ne laisse aucune chance à Oblak (3e, 1-0). Le buteur revient très vite à la charge avant de s’effondrer dans la surface dans un contact avec Galan, mais Turpin est inflexible et refuse le penalty (6e).
Sur le côté du terrain, Diego Simeone s’énerve et fait le signe à ses hommes de calmer le jeu et de sortir de leur fébrilité. Les colchoneros obtempèrent et posent enfin le pied sur le ballon pour se projeter vers l’avant. L’Atlético s’approche du but de ses voisins, obtenant plusieurs corners. Mais la meilleure occasion est à mettre au crédit de Giuliano Simeone. Il déborde et centre en force au sol devant la cage de Courtois. Valverde dégage in extremis (22e).
Le match reste globalement fermé, avec deux équipes bien en place. Il faut donc un coup de génie pour débloquer la situation. Il est signé Julian Alvarez. Depuis le côté gauche, il efface son vis-à-vis pour aller enrouler une frappe directement dans la lucarne de Courtois (33e, 1-1).
Le Real Madrid semble impuissant face à un Atlético rasséréné qui étouffe toutes les offensives adverses avant d’occuper le terrain adverse. Seule Valverde arrive à s’approcher du but d’Oblak, mais sa frappe dans le petit filet montre son impuissance (45e).
Au retour des vestiaires, Mbappé, d’une frappe lointaine désespérée (46e), et Vinicius, d’un pressing impossible (49e), tentent de sonner la révolte des leurs. Mais l’Atlético garde son ascendant territorial, au point de provoquer les sifflets de Santiago Bernabeu. De Paul est servi au point de penalty sur un centre venu de la gauche. Il rate son contrôle, ce qui permet à Mendy de le contrer (53e).
Diaz contre le cours du jeu
Mais le Real Madrid en Ligue des champions n’a pas besoin de dominer, ni même de jouer. Contre le cours du jeu, Diaz va provoquer à gauche de la surface adverse. Il finit en enroulant du droit au sol et envoie le ballon dans le petit filet (55e, 2-1).
Rageant pour l’Atlético, qui avait pourtant le match en main. Les hommes de Diego Simeone repartent à l’assaut et Griezmann trouve les gants de Courtois (60e). Mais le ton commence à monter et les coups à pleuvoir.
Diego Simeone a beau tout changer : sa défense, son attaque, son système… Le momentum est passé. Le match se termine sur un faux rythme où le Real Madrid se contente de faire circuler le ballon, face à des colchoneros impuissants.
Deuxième round programmé le 12 mars au stade Metropolitano.
Source:
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