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L’évolution humaine s’est-elle arrêtée ? La réponse va vous surprendre

Beaucoup imaginent que la médecine, la technologie et le confort moderne nous auraient soustraits aux lois du vivant. C’est une erreur. Notre espèce continue de se transformer, façonnée par les maladies, les régimes alimentaires et les environnements que nous habitons.

Les mécanismes sont les mêmes depuis des millénaires : les individus porteurs de certains gènes survivent mieux, se reproduisent davantage et transmettent ces traits à leurs descendants. Ce que les anthropologues observent aujourd’hui, c’est une évolution biologique en temps réel, accélérée parfois par nos propres pratiques culturelles.

Ce que la nourriture et le soleil ont sculpté dans nos gènes

Il y a environ 10 000 ans, des populations humaines ont commencé à domestiquer des bovins et des chèvres. Vers 8 000 ans avant notre ère, elles ont appris à traire ces animaux. Problème : comme la quasi-totalité des mammifères adultes, les humains de l’époque ne digéraient pas le lactose. Quelques individus, porteurs d’une mutation génétique rare, faisaient exception.

Le lait représentait une source calorique si précieuse que ces individus ont survécu et eurent plus d’enfants. Progressivement, la tolérance au lactose s’est répandue dans les populations d’éleveurs. C’est ce que les chercheurs appellent la co-évolution culturelle et biologique : une pratique humaine, celle de traire des animaux, a directement modifié notre patrimoine génétique.


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D’autres exemples illustrent cette diversité évolutive :

Les Inuits du Groenland possèdent des variants génétiques qui leur permettent de métaboliser des graisses animales en grande quantité sans développer de maladies cardiovasculaires.Le peuple Turkana, au Kenya, dispose d’un gène qui limite les besoins en eau de l’organisme, une adaptation vitale pour vivre dans un environnement semi-désertique où d’autres populations développeraient des lésions rénales.

L'analyse des groupes sanguins préhistoriques révèle des différences significatives entre les lignées humaines, notamment Néandertal, Denisova et Homo sapiens, avec des implications pour la résistance aux maladies et la survie des populations, reflétant les vagues de peuplement et les extinctions locales. © AlfaSmart, Adobe Stock

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Les mutations sanguines révèlent comment Homo sapiens a supplanté Neandertal


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La pigmentation cutanée suit une logique identique. La mélanine protège la peau des rayons ultraviolets, réduisant les risques de cancers cutanés sous les tropiques. Mais dans les régions peu ensoleillées, une peau foncée bloque la synthèse de vitamine D, indispensable à la solidité osseuse. Les populations qui ont migré vers le nord ont donc, sur des milliers de générations, évolué vers des teintes plus claires. L’environnement climatique reste un moteur évolutif direct.

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L’évolution humaine ne s’est jamais arrêtée et continue en vous. © Jirsak, iStock

Quand les épidémies reconfigurent l’ADN des survivants

La peste bubonique a tué environ un tiers de la population européenne entre 1347 et 1351. Derrière ce chiffre vertigineux se cache un phénomène évolutif majeur, parmi les survivants, une proportion significative portait des variantes génétiques conférant une résistance à Yersinia pestis, la bactérie responsable de l’épidémie. Leurs descendants ont hérité de cette protection partielle, qui s’est maintenue dans le pool génétique européen pendant des siècles.

Une région génétique héritée de Néandertal augmente le risque de faire une forme grave de la Covid-19. © procy_ab, Adobe Stock

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Un morceau d’ADN hérité de Néandertal est un facteur aggravant de la Covid-19


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La pandémie de Covid-19, qui a déferlé sur le monde en 2020, soulève des questions similaires. Certains individus présentent une résistance naturelle au SARS-CoV-2, liée à leur génotype. Si cette résistance confère un avantage reproductif sur le long terme, l’évolution pourrait, génération après génération, augmenter sa fréquence dans la population.

Ce que ces exemples montrent est net : les maladies infectieuses ne sont pas seulement des crises sanitaires. Elles sont aussi des événements évolutifs qui redessinent, lentement mais sûrement, la biologie humaine.

Ainsi, penser que l’humanité a échappé aux pressions de la sélection naturelle parce qu’elle construit des maisons et invente des vaccins, c’est confondre confort et immunité évolutive ; notre espèce change, et continuera de changer, tant qu’elle sera vivante.


Source:

www.futura-sciences.com