Si vous avez un peu d’argent de côté, vous pouvez, depuis 2020, faire rouler vos trains sur le réseau à grande vitesse français. Vous y croiserez quelques trains espagnols et italiens et, surtout, des TGV de la SNCF, qui dominent encore très largement ce service librement organisé (SLO). Le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, SNCF Réseau, devra vous faire de la place sur les rails, comme le veut la loi. En revanche, la SNCF n’a aucune obligation de vendre vos billets de train sur sa plateforme, SNCF Connect. C’est pourquoi elle ne propose pas à la vente les billets de la Renfe ni de Trenitalia, qui font pourtant rouler des trains dans l’Hexagone.
Un amendement à la loi-cadre sur le financement des transports, adopté en commission au Sénat, mercredi 8 avril, changera la donne, à condition qu’il parvienne au bout de la procédure législative (le texte est inscrit à l’ordre du jour de la séance publique du mercredi 15 avril). Celui-ci enjoint à SNCF Connect de distribuer ses concurrents. Les sénateurs ont pris le soin de ne pas nommer la filiale du groupe ferroviaire, tout en la visant sans ambiguïté : « Le gestionnaire d’un SLO sur un itinéraire identique ou similaire peut de droit obtenir la commercialisation de ses produits tarifaires par le fournisseur de service numérique multimodal dans des conditions raisonnables, équitables, transparentes et proportionnées. »
Il vous reste 62.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr

