Ce mercredi 29 avril 2026 à l’Assemblée nationale, les
témoignages entendus lors de la commission d’enquête sur les
violences sexuelles incestueuses ont profondément marqué les
esprits. Au cœur de cette séquence,
la prise de parole de Coline Berry. Elle est venue
raconter ce qu’elle décrit comme une enfance
brisée, et appeler à une remise en question en profondeur
du traitement judiciaire de ces affaires.
Face aux députés, elle n’a pas édulcoré son récit. Elle a évoqué
un climat familial verrouillé, où la parole ne circulait pas.
“Dans ma famille, ou dans ce que je préfère appeler le clan,
le silence sur les violences était la règle, une
organisation”, a-t-elle expliqué. Elle décrit un
système où tout semblait structuré pour empêcher toute
dénonciation. Un témoignage d’autant plus fort qu’il intervient
après une première plainte déposée en 2022. Elle a finalement été
classée sans suite en raison de la prescription des faits.
« Le nombre de familles incestueuses… » : la famille Gainsbourg
pointée du doigt
Dans la même audition, une autre voix s’est élevée pour élargir
le débat. L’illustratrice Cécile Cée a insisté sur l’ampleur du
phénomène. “L’inceste est un crime de masse, le nombre
de familles incestueuses présentes dans la société est
vertigineux”, a-t-elle ainsi affirmé, dénonçant une réalité
souvent minimisée.
Pour elle, ces violences ne sont pas des cas isolés, mais
s’inscrivent dans un cadre plus large, qu’elle qualifie de
“culture de l’inceste”. Ses propos ont également pris une
dimension médiatique lorsqu’elle a évoqué
certaines figures publiques. “La famille
Gainsbourg, qui est l’idéal type de la famille
incestueuse”, a-t-elle lancé, avant de citer
également la famille Kardashian “qui expose son inceste sur
je-ne-sais combien de saisons”.
Des témoignages terribles
Des schémas familiaux qui font écho
à celui de Coline Berry. Face à un auditoire alors bouleversé,
elle confie : “C’était des viols répétés, presque chaque
week-end, le sexe de mon père dans ma bouche en guise de trompette
ou de flûte”. Elle précise en garder des traces indélébiles :
“garder encore aujourd’hui le souvenir de l’odeur, le souvenir
des sensations, le souvenir des images”.
Des phrases lourdes, qui témoignent d’un traumatisme toujours
présent. Des déclarations fortes, qui ont immédiatement suscité des
réactions. Elle appelle à des changements concrets, notamment pour
éviter que la prescription ne prive les victimes de justice. Dans
l’hémicycle, ces récits ont rappelé une réalité souvent reléguée à
l’ombre. Derrière les affaires individuelles, c’est tout un système
qui est interrogé, de la sphère familiale aux institutions.
Source:
www.closermag.fr

