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« Le sport féminin serait-il devenu bankable ? »

« Maintenant ces dames veulent jouer au rugby. » Le match opposant la France et l’Italie pour l’ouverture du Tournoi des six nations féminin, samedi 11 avril, a été l’occasion pour Axa de diffuser un clip publicitaire relatant les obstacles et les moqueries qu’ont dû surmonter les pionnières du ballon ovale. En 1982, pour leur première rencontre internationale, les Bleues n’avaient pas eu le droit d’arborer sur leur maillot le coq, réservé aux hommes, rappelle Renault dans un autre spot. Ces soutiens d’aujourd’hui témoignent du chemin parcouru : le sport féminin serait-il devenu « bankable » ?

Une étude publiée, mercredi 8 avril, par le cabinet Deloitte chiffre à 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) les revenus globaux du foot, basket et autres tennis féminins escomptés en 2026, en croissance de 20 % par rapport à 2025. A comparer aux 700 millions de dollars enregistrés en 2022 : « Partout dans le monde, les ligues et les équipes se professionnalisent à un rythme sans précédent. »

Malgré les « c’est pas beau à regarder » et sans même imposer aux joueuses de porter des shorts moulants, quelque 444 000 tickets ont été vendus lors de la Coupe du monde de rugby féminine en 2025, trois fois le score de la précédente édition. La finale entre l’Angleterre et le Canada s’est jouée devant 82 000 spectateurs, ce qui en fait la deuxième finale de Coupe du monde de rugby de l’histoire en matière d’affluence, hommes et femmes confondus.

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Source:

www.lemonde.fr