L’étude de Cedars-Sinai montre une nouvelle méthode pour réduire les dommages cardiaques et l’inflammation après l’attaque du cœur.
Une nouvelle étude des chercheurs de Cedars-Sinai montre un moyen innovant d’aider les patients atteints de crise cardiaque à se rétablir plus rapidement. Cette nouvelle méthode utilise une technique qui stimule la capacité naturelle du corps à produire certaines cellules immunitaires qui réduisent l’inflammation et accélèrent la guérison. Les crises cardiaques, qui se produisent lorsque le flux sanguin vers le cœur est bloqué, affecte plus de 800 000 personnes aux États-Unis chaque année et constituent une cause de décès. Alors que les progrès médicaux ont considérablement amélioré les taux de survie, de nombreuses personnes qui survivent aux crises cardiaques sont toujours confrontées à des complications de l’inflammation, ce qui peut entraîner une insuffisance cardiaque.
L’inflammation qui suit une crise cardiaque est l’un des plus grands défis auxquels les médecins sont confrontés lors du traitement de ces patients. Dans de nombreux cas, le système immunitaire du corps réagit de manière excessive, endommageant le cœur et affaiblissant sa capacité à pomper efficacement le sang. Les chercheurs de Cedars-Sinai se sont concentrés sur ce problème en essayant de trouver un moyen d’empêcher le système immunitaire de réagir de manière excessive. Leur solution était d’augmenter le nombre de cellules T régulatrices, ou Tregs, qui aident à garder le système immunitaire en échec et à l’empêcher de causer trop de dommages.
En règle générale, obtenir plus de ces Treg dans le corps d’un patient nécessite de les extraire, de les faire pousser dans un laboratoire, puis de les insuffler dans le patient. Cependant, ce processus prend trop de temps pour être utile pendant une crise cardiaque, ce qui nécessite une intervention immédiate. L’équipe Cedars-Sinai a donc décidé de chercher un moyen plus rapide d’augmenter la production naturelle de Treg par le corps.
Ils ont constaté que les vésicules extracellulaires – les sacs-sacs libérés par les cellules – pouvaient délivrer une molécule appelée BCYRN1, ce qui contribue à stimuler la production de ces cellules immunitaires utiles. Lorsque l’équipe a injecté ces vésicules à des souris qui venaient de subir des crises cardiaques, ils ont vu des résultats prometteurs. Les souris qui ont reçu les vésicules avaient plus de Treg dans leur cœur, moins d’inflammation et moins de dommages cardiaques par rapport à ceux qui n’ont pas reçu le traitement. Leur cœur a également gardé davantage leur capacité de pompage, ce qui est essentiel pour prévenir l’insuffisance cardiaque à long terme.
Les vésicules extracellulaires utilisées dans l’étude ont été produites par des cellules dérivées de cardiosphères (CDC), qui sont des cellules cardiaques qui peuvent être utilisées pour aider à réparer les tissus cardiaques. Ces cellules sont spéciales car elles contiennent naturellement des quantités élevées de BCYRN1. En utilisant des CDC pour créer les vésicules, les chercheurs ont pu rapidement livrer BCYRN1 au cœur des souris après leurs crises cardiaques.
Bien que l’étude ait été réalisée chez la souris, les chercheurs pensent que la même technique pourrait également être adaptée pour aider les patients humains. Les applications potentielles de cette découverte vont au-delà des crises cardiaques. La méthode pourrait également être utilisée pour traiter d’autres maladies qui impliquent une inflammation, comme le lupus ou le rejet de transplantation d’organes. Les chercheurs espèrent que cette approche pourrait conduire à de nouveaux traitements pour ces conditions à l’avenir.
Les recherches de Cedars-Sinai pourraient changer la donne dans la façon dont nous traitons les crises cardiaques. C’est un exemple de la façon dont la science regarde les propres systèmes du corps pour trouver de nouvelles façons de se guérir. En améliorant la réponse immunitaire du corps d’une manière ciblée, il peut être possible de réparer plus efficacement les dommages cardiaques, de réduire le risque d’insuffisance cardiaque et d’améliorer la vie des personnes qui survivent aux crises cardiaques. À mesure que la recherche progresse, elle pourrait ouvrir la voie à des traitements plus sûrs et plus rapides qui aident davantage de personnes à se remettre des crises cardiaques et d’autres maladies inflammatoires.
Sources:
L’étude de Cedars-Sinai montre une guérison rapide des dommages cardiaques avec une thérapie cellulaire
JCI – Long ARN non codant BCYRN1 favorise la cardioprotection en améliorant la dynamique des cellules T régulateurs humaines et murines