Auteurs : Annelies Janssen et Frédéric Rosiers (Forum Advocaten)
Lors de l’achat, de la vente ou de la location d’un bien immobilier, vous faites confiance à un agent immobilier professionnel. Attention toutefois à faire affaire avec quelqu’un qui peut effectivement porter le titre « d’agent immobilier ». Dans ce blog, nous expliquons quelles règles s’appliquent, quel risque vous courez et comment vous pouvez vous en protéger.
Qui peut se qualifier d’agent immobilier ?
Le titre « agent immobilier » est légalement réglementé en Belgique et ne constitue en aucun cas une désignation facultative. L’exercice des activités d’agent-intermédiaire immobilier, d’agent-syndic immobilier et d’agent-steward immobilier nécessite une reconnaissance explicite de l’Institut Professionnel des Agents Immobiliers (IBV).
Sans cette reconnaissance personnelle du BIV, il est impossible d’exercer la profession de manière indépendante.
Quiconque exerce (ou propose) de manière indépendante des activités de courtage immobilier sans être reconnu par le BIV exerce illégalement la profession. Ce sont ce qu’on appelle les courtiers illégaux ou les faux courtiers.
Pourquoi la reconnaissance est-elle importante ?
La reconnaissance par le BIV remplit plusieurs fonctions. Tout d’abord, elle garantit que le courtier a suivi une formation, un stage et un test de compétences.
Le courtier reconnu est également lié par un code de déontologie (la Doctrine des Devoirs). Le BIV surveille cela et imposera des sanctions disciplinaires en cas de violation des règles éthiques.
Il dispose également d’une assurance responsabilité professionnelle et travaille avec un compte séquestre afin que les fonds soient conservés en toute sécurité.
Pour le secteur, les courtiers non agréés signifient également une concurrence déloyale contre les courtiers reconnus, affectant ainsi l’intégrité du marché.
Comment reconnaître le loup dans le costume d’un agent immobilier ?
Demandez le numéro BIV du courtier. Vérifiez s’il figure effectivement dans le tableau officiel du BIV (et si le numéro correspond au nom du courtier en question). En plus du numéro BIV, vous pouvez également effectuer une recherche par nom ou par nom de bureau via le site Internet du BIV à l’aide de la fonction de recherche : https://www.biv.be/vastgoedmakelaars.
Vous ne trouvez pas l’agent immobilier ici ? Il n’est alors pas reconnu par le BIV et n’est donc pas autorisé à agir en tant qu’agent immobilier indépendant. Veuillez noter que la personne en question peut être un salarié travaillant pour un agent immobilier reconnu. Ce salarié ne travaille pas à son compte et n’est donc pas tenu de disposer d’un numéro BIV.
Des frais trop bas ou un « courtage sans paperasse » sont des signaux d’alarme. Soyez également vigilant si le « courtier » ne travaille que par des canaux informels.
Que fait le BIV contre les pratiquants illégaux ?
Le BIV agit contre le courtage illégal. Le Service d’enquête, créé à cet effet, ouvre chaque année des centaines de dossiers portant sur des soupçons d’activités illégales.
Les sanctions ne sont pas mineures et les amendes peuvent être très élevées. Par ailleurs, le courtage illégal est également sanctionné pénalement.
Ces actions profitent à la fois aux consommateurs et aux agents immobiliers agréés : en assurant la sécurité du marché, la confiance dans le secteur est renforcée.
Signalez les pratiques illégales !
Si vous ne trouvez pas la personne qui se présente comme agent immobilier indépendant via la fonction de recherche du site Internet du BIV, vous pouvez déposer une plainte auprès du BIV ou contacter le service d’enquête.
De cette manière, vous garantissez que ces personnes doivent cesser leurs activités et vous empêchez d’autres consommateurs de faire involontairement appel à un courtier illégal.
Source : Forum des avocats
















