Au Venezuela, c’est une nouvelle étape pour tenter de redresser l’économie et ramener les investisseurs. Le pays fait un pas de plus vers la restructuration de sa dette. C’est le Wall Street Journal qui le révèle, la tâche a été confiée à une banque d’investissement américaine et elle va être pilotée par un banquier français, l’homme d’affaires Matthieu Pigasse.
Publié le : 27/05/2026 – 09:06
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Si Caracas a choisi Matthieu Pigasse, c’est d’abord pour son expérience dans les restructurations de dettes. Irak, Grèce, Équateur… le banquier français a déjà conseillé plusieurs États dans des crises financières majeures.
Autre avantage, ses relais politiques. Matthieu Pigasse entretient des liens à la fois avec les nouvelles autorités vénézuéliennes et des proches de l’administration Trump.
Mais le chantier s’annonce colossal, explique le professeur d’économie à la Harvard Kennedy School, Ricardo Haussmann. « L’économie du Venezuela s’est effondrée à partir 2013. Le pays a probablement 180 milliards de dollars de dette, soit l’équivalent d’environ deux fois son PIB. Donc il est clair que le Venezuela ne pourra pas se redresser sans une annulation importante d’une partie de sa dette », estime-t-il.
Problème, selon l’économiste, le Venezuela envisage ces négociations sans le FMI. « Le Venezuela a fait défaut en novembre 2017, il y a presque neuf ans et depuis les dettes se multiplient. Négocier toutes ces dettes en une seule fois dans le cadre d’un accord avec le FMI serait dans l’intérêt national du Venezuela. Or des investisseurs très proches de Donald Trump veulent un accord limité aux obligations, sans aucune relation avec le FMI », explique Ricardo Haussmann
Autrement dit, un accord sans le FMI pourrait traiter une partie de la dette du pays, mais il laisserait de côté d’autres créanciers et compliquerait le retour du Venezuela dans l’économie mondiale.
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Source:
www.rfi.fr

