Les factures d’énergie représentent le deuxième poste de dépenses, après les matières premières, dans l’industrie française du papier, avec des niveaux qui varient entre 15 % et 35 % des coûts de production. C’est dire si la crise énergétique actuelle liée à la guerre au Moyen-Orient inquiète une filière déjà mal en point. « Nous avons les yeux rivés en permanence sur les évolutions de prix », explique François Bru, directeur général de l’entreprise Blue Paper.
En 2025, l’industrie papetière tricolore a consommé pour 5 térawattheures (TWh) d’électricité et 6 TWh de gaz. Et la hausse du prix du gaz a des conséquences directes sur les achats d’énergie mais aussi sur le coût de produits chimiques utilisés, en particulier des adjuvants. En 2025, le prix moyen du gaz a été de 35 euros le mégawattheure (MWh) pour les papetiers français. Un niveau qui n’est pas compétitif par rapport aux concurrents américains – aux Etats-Unis, le prix moyen a été trois fois inférieur, à 12 euros le MWh – et qui a bondi depuis le début de la crise en Iran. « On constate depuis mars que ça repart à la hausse, autour de 50 euros le MWh », déclare M. Bru.
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Source:
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