À la veille du tirage au sort de la CAN 2025, l’heure est aux derniers préparatifs du côté du théâtre national Mohammed V. Sur le parvis, les employés municipaux balaient minutieusement la place avec d’immenses feuilles de palmier. Au niveau de l’édifice, des ouvriers s’activent pour achever les décors de la cérémonie, arborant le logo de la 35e édition, tout juste dévoilé. Sur le côté, des journalistes de la presse locale et internationale défilent pour récupérer leurs précieux sésames pour assister à ce premier grand moment de la CAN marocaine. Le tout, sous l’œil des agents de sécurité à qui rien n’échappe.
Une activité débordante qui contraste avec la tranquillité de Rabat. Les Rabatis ont plutôt la tête à profiter des agréables températures dominicales en ce 26 janvier qu’à observer les derniers préparatifs du grand raout du football africain. Les familles prennent l’air insouciamment dans le jardin Nuzhat Hassan, voisin du théâtre.
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Même la Médina, la vieille ville de Rabat, ne connaît pas l’agitation des grands jours. On déambule davantage pour flâner au milieu des murs blancs et des innombrables boutiques. Youssef y tient un stand de vente de maillots de football. Si les Lions de l’Atlas et les clubs locaux tels que le RS Berkane ou le Raja Casablanca ont pignon sur rue, on y trouve également des T-Shirts aux couleurs des autres sélections africaines.
« J’attends du Maroc qu’il nous représente dignement car nous jouons à la maison. Mais, je souhaite un bon parcours à l’ensemble de nos voisins. Que le meilleur gagne ! », explique le vendeur, bon joueur. « Je veux voir un tournoi fraternel et amical entre Africains. »
Pour le tirage au sort à venir, le jeune homme n’a qu’une crainte : voir le Maroc être opposé trop tôt à une des autres équipes nord-africaines. « Les derbys maghrébins sont toujours des matches difficiles », explique-t-il.
Si Youssef espère pouvoir assister à quelques matches, il ne s’attend pas à ce que la CAN dope drastiquement son chiffre d’affaires.
« Le Maroc est un pays de foot »
À la sortie de la Médina, Yahia profite, quant à lui, de ce dimanche ensoleillé pour jouer au football sur un des nombreux terrains synthétiques de la ville. Maillot rouge de la sélection nationale sur les épaules, l’étudiant de 20 ans, de loin l’aîné des joueurs sur le terrain, organise le jeu et veille à ce que les esprits ne s’échauffent pas. Lui aussi attend la CAN avec impatience, même s’il confesse qu’il avait oublié que le tirage au sort approchait…

« J’adore le foot et ça tombe bien : le Maroc est un pays de foot. Toute l’Afrique sera au Maroc et cela nous réjouit. », loue-t-il. « Je n’ai pas de préférence. Comme l’a si bien dit Sofyan Amrabat, on est prêts pour tout le monde »
Oussama, croisé près du théâtre où se jouera une partie du destin des Lions de l’Atlas, estime lui aussi que le Maroc ne craint personne dans cette CAN : « Nous sommes une grande équipe. On ne doit pas espérer tomber sur une équipe soi-disant de bas niveau. Après, si on peut commencer tranquillement… », dit en souriant ce quadragénaire, docteur en sciences économiques.

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En attendant la Coupe du monde 2030
Le fonctionnaire rabati prend aussi le temps de louer la vision du roi Mohammed VI qui vise à développer à long terme le football marocain. Un football qui en voit les premiers résultats : une demi-finale de Coupe du monde en 2022, l’organisation de la CAN 2025 et, la future apothéose, la co-organisation du Mondial 2030 lors duquel le Maroc ne recevra plus l’Afrique, mais le monde.
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Mais, en attendant cette Coupe du monde que le pays cherche à obtenir depuis 30 ans, tous les Marocains n’ont qu’un seul pronostic : « La Coupe va rester ici », pour reprendre les mots d’Oussama. Une victoire finale réparerait une anomalie de l’histoire : en 18 participations, les Lions de l’Atlas n’ont remporté le trophée qu’une seule fois… en 1976.
Source:
www.france24.com


