Le ministre des Affaires étrangères chinois en Corée du Nord ce vendredi. Wang Yi, le chef de la diplomatie, a rencontré Kim Jong-un ce vendredi 10 avril. Une réunion qui illustre le rapprochement entre les deux alliés historiques amorcé depuis septembre. La Corée du Nord, ouvertement impliquée dans la guerre en Ukraine aux côtés de Moscou, avait privilégié sa relation avec la Russie au détriment de la Chine. Mais désormais, Pékin et Pyongyang affirment vouloir se coordonner sur les questions internationales,
Publié le : 10/04/2026 – 18:01
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« Œuvrer ensemble », « insuffler un sens nouveau et moderne à l’amitié traditionnelle »… les formules ampoulées de l’agence Chine Nouvelle traduisent les ambitions communes des deux pays.
La venue de Wang Yi fait suite au sommet entre Xi Jinping et Kim Jong-un en septembre et à la visite du Premier ministre chinois en Corée du Nord en octobre. Mais cette fois, le chef de la diplomatie chinoise va plus loin. Il a salué les « succès du pays », malgré les efforts des États-Unis pour l’isoler et l’étouffer.
Le grand adversaire américain est en toile de fond de cette visite. Donald Trump est attendu à Pékin mi-mai, et les spéculations sur un nouveau sommet entre le milliardaire et Kim Jong-un vont bon train.
Wang Yi et le dirigeant nord-coréen ont affirmé vouloir se coordonner sur les grandes questions internationales et régionales.
« Face à une situation internationale marquée par des changements et un chaos interdépendants, la Chine et la RPDC devraient, tout en préservant fermement leur souveraineté, leur sécurité et leurs intérêts de développement respectifs, renforcer leur communication et leur coordination sur les grandes questions internationales et régionales, et contribuer pleinement à la défense des intérêts communs des pays en développement ainsi qu’à la sauvegarde de la paix et du développement dans le monde », a écrit sur X le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian.
Pékin reste le principal partenaire économique de la Corée du Nord, et les deux pays ont nombre d’intérêts communs, mais des visions parfois différentes.
En pleine tension sino-japonaise, Pyongyang est resté mesuré dans son soutien à Pékin, tout en épargnant relativement Washington. Dans le même temps, la Chine s’est rapprochée de Séoul, « le plus grand ennemi » de la Corée du Nord selon l’appellation officielle.
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Source:
www.rfi.fr

