La chanteuse de rock Bonnie Tyler n’a pas survécu aux différentes complications qui s’étaient manifestées depuis son hospitalisation au Portugal début mai pour une perforation de l’intestin. Son décès, mercredi à l’âge de 75 ans, a été annoncé par sa famille et son équipe dans un message posté sur Facebook. « Elle est décédée de manière inattendue hier soir dans un hôpital au Portugal des suites de la maladie pour laquelle elle était soignée ».
Une appendicite perforée à l’origine d’une infection généralisée
Plusieurs sources, non confirmées par la famille, avaient laissé entendre au moment de son hospitalisation que la chanteuse avait eu des symptômes inquiétants dès la mi-mars, mais qu’aucun signe d’infection n’avait été alors constaté. Ce n’est qu’au bout de plusieurs jours de souffrance, alors qu’elle séjournait au Portugal avec son mari, que la star aurait fini par consulter et se rendre à l’hôpital, où une appendicite perforée lui aurait été diagnostiquée. Laquelle aurait ensuite engendré une infection généralisée.
Si la chirurgie pour traiter cette perforation avait été planifiée, la suite ne s’est pas passée comme prévu : la chanteuse avait vu son état de santé se dégrader, et avait été placée le 7 mai dans un coma artificiel par l’équipe médicale, pour faciliter son rétablissement (source 1).
Un état qui restait préoccupant
Malheureusement, la situation s’était encore aggravée lorsque les médecins avaient tenté de faire sortir la chanteuse de ce coma. Bonnie Tyler aurait alors été victime d’un arrêt cardiorespiratoire. Réanimée, la septuagénaire a été replacée en coma artificiel, dans un état jugé préoccupant, avec un pronostic très réservé.
Un mois plus tard, le 16 juin, on apprenait par un communiqué de son manager que la chanteuse n’était plus dans le coma mais restait en soins intensifs et que son état était « très grave ».
La perforation intestinale, une urgence médicale
La perforation intestinale désigne un trou dans l’intestin à n’importe quel niveau du tube digestif : œsophage, estomac, intestin grêle, gros intestin. Comme l’expliquait la Dre Elise Pommaret, gastro-entérologue, que nous avions interviewée pour cet article consacré à cette urgence médicale, un intestin perforé « permet aux bactéries, aux aliments non digérés et aux matières fécales de se déverser dans la cavité abdominale stérile ».
Le principal risque est alors de développer une infection du sang pouvant conduire à une infection généralisée. Une intervention chirurgicale d’urgence est généralement nécessaire pour réparer la perforation et éliminer toute infection présente. Un traitement antibiotique est prescrit en complément pour venir à bout de l’infection.
Source:
www.santemagazine.fr


