Jordan Bardella a grandi à Saint-Denis, où il vivait avec sa
mère. Il avait d’ailleurs assuré sur France 2 : « Ma famille vit
encore à Saint-Denis, j’ai grandi dans une cité HLM, une cité
modeste de la ville. J’y ai fait ma scolarité et puis c’est là que
j’ai forgé mes premières convictions politiques ».
Mais selon des informations révélées par le Monde en
2024, le président du Rassemblement national a tourné la page du
93.
Jordan Bardella s’est installé dans une ville paisible de
banlieue parisienne
Installé depuis 2019 à Garches, entre Nanterre
et Versailles, il aurait acquis « un petit appartement »
qu’il a fait rénover après les élections européennes. Un
déménagement motivé « pour des raisons de
sécurité », et qui marque aussi une rupture symbolique
: l’homme politique a « acté [sa] domiciliation électorale
» dans cette commune. Désormais, c’est donc dans les Hauts-de-Seine
qu’il se rend aux urnes.
Dans cette ville réputée calme, Jordan Bardella se fait
particulièrement discret. À tel point que certains habitants
ignorent même sa présence. « Je ne l’ai jamais
croisé », a confié une voisine dans les colonnes du
Parisien, surprise d’apprendre qu’il vit dans le
quartier.
Jordan Bardella : une fausse image de
sa jeunesse ?
Ce contraste entre visibilité médiatique et discrétion locale
intrigue, tout comme certaines zones d’ombre autour de son récit
personnel. Si l’élu évoque volontiers une jeunesse marquée par les
difficultés, certains proches tempèrent. « Bardella, ce
n’est pas Cosette. Il y a une part de réalité dans ce
qu’il décrit, mais c’est surtout l’histoire d’un divorce
qui laisse sa mère dans la galère » a expliqué un
haut responsable du parti proche de l’eurodéputé, au Monde.
Des éléments de son adolescence viennent nuancer ce
tableau d’une enfance populaire. Adolescent, le futur homme
politique avait en effet une « Smart grise » et un
« appartement [à] Montmorency, commune cossue du
Val-d’Oise », mis à disposition par son père. Jordan
Bardella continue de cultiver une image soigneusement maîtrisée,
tout en restant, au quotidien, un voisin presque invisible.
Source:
www.closermag.fr

