Dotée d’un ensoleillement exceptionnel, de plages dans la ville, de la montagne toute proche et d’une réputation internationale, Nice (357 000 habitants) constitue un marché immobilier à part. La ville a moins souffert de la crise de l’immobilier depuis 2022 que le reste du territoire, et la tendance est toujours à l’augmentation des prix : + 18 % depuis cinq ans, selon le site d’estimation et d’annonces Meilleurs Agents.
La demande reste soutenue, avec des prix au mètre carré qui se situent à des niveaux plus élevés que dans des métropoles de taille comparable, comme Toulouse ou Bordeaux. Les agents immobiliers constatent que les acheteurs étrangers sont très présents. « L’aéroport a ouvert beaucoup de nouvelles lignes, comme une liaison directe avec Boston, et nous voyons de nombreux Américains qui arrivent pour acheter », témoigne Benjamin Mondou, responsable des agences Lafage Transactions. Même constat pour Boris Shaludeshev, directeur de l’agence Era Gambetta, qui estime que les étrangers peuvent représenter jusqu’à un acheteur sur deux dans sa clientèle.
Pour autant, les délais de vente peuvent être longs, « les acheteurs négocient et hésitent, même pour des beaux biens », confirme Estelle Bauchat, responsable de l’agence Barnes Nice – Cap-Ferrat. Mme Bauchat cite, par exemple, le cas d’un appartement mis en vente à 800 000 euros au centre-ville de Nice, un tarif raisonnable pour le secteur, mais qui a mis des mois à se vendre. Certains vendeurs restent, en effet, réticents à baisser leur prix pour s’ajuster à la demande et les acheteurs, quant à eux, recherchent des biens sans travaux avec des prestations et un extérieur.
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Source:
www.lemonde.fr

