HRW appelle à l’action après le massacre intercommunautaire en RDC – JURISTE

Human Rights Watch (HRW) a condamné mardi le meurtre de civils Teke à Kinshasa fin novembre, soulignant la menace croissante de violences intercommunautaires dans l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

HRW a décrit ces meurtres comme « une attaque de représailles apparente liée à la montée des tensions intercommunautaires ». L’organisation a exhorté les autorités congolaises à prendre des mesures immédiates pour s’attaquer aux causes profondes de ces tensions et pour protéger les communautés vulnérables contre de nouvelles attaques. L’organisation a également averti que l’incapacité d’agir de manière décisive risque d’enraciner des cycles de vengeance et de représailles qui pourraient déstabiliser les zones proches de la capitale, un scénario ayant des implications nationales.

Les violences ont eu lieu dans le village de Nkana, dans le territoire de Kwamouth, à près de 75 kilomètres au nord-est de Kinshasa, la capitale de la RDC. Le massacre a fait au moins 22 morts parmi les civils et de nombreux autres blessés par des assaillants identifiés comme étant des combattants de Mobondo. Selon HRW, la milice Mobondo a tué sans discernement en utilisant des armes à feu et des machettes et a ciblé « principalement les villageois de l’ethnie Teke dans leurs maisons alors qu’ils tentaient de fuir ». Le motif de l’attaque aurait été le refus des habitants de Teke de nommer un chef coutumier Yaka. Dans les jours qui ont précédé l’assaut, des messages de menaces ont été envoyés à certains villageois Teke.

À la suite de l’attaque, les autorités congolaises ont déployé du personnel militaire dans la zone et ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur les meurtres. Certains législateurs ont appelé l’assemblée provinciale à adopter des mesures urgentes pour faire face à la crise humanitaire.

Le territoire de Kwamouth a été le théâtre d’affrontements répétés entre les communautés Yaka et Teke au sujet des terres, de l’autorité coutumière et de la représentation politique depuis juin 2022. Cela a été condamné par les militants de la société civile, les groupes de défense des droits humains et les autorités traditionnelles.

En droit international, le principe de distinction exige que les combattants fassent la distinction entre les cibles civiles et militaires.

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