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Gaza: élément central de la culture palestinienne, l'olivier est menacé par la guerre

C’est pour les Palestiniens une source de revenus, une part importante de leurs traditions culinaires et un symbole de résistance, d’ancrage sur leurs terres. Mais aujourd’hui, dans la bande de Gaza, l’olivier est menacé. Les surfaces plantées ont considérablement réduit depuis le 7 octobre 2023, les massacres du Hamas en Israël et la guerre faisant l’objet d’accusations génocidaires lancées par Israël.

Publié le : 27/04/2026 – 12:26


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Avec notre correspondant à Gaza, Rami El Meghari, et notre envoyé spécial à Jérusalem, Guilhem Delteil

Moustafa al Mosader parcourt ses champs avec tristesse. Sur ces 12 hectares régnaient autrefois des arbres fruitiers, quelques agrumes et des oliviers : il n’en reste presque plus rien, regrette-t-il. « Nous récoltons à peine assez pour notre consommation personnelle. Quand nous n’avons pas de pain, nous mangeons une orange ou des olives. Mais la situation est vraiment désastreuse », raconte-t-il.

Certains ont été déracinés par l’armée israélienne. À Gaza, les champs ont aussi servi d’espace d’accueil pour les déplacés et les cultures en ont souffert. L’accès à l’eau d’irrigation est un problème essentiel, témoigne Saëd, un autre agriculteur : « Si je veux recultiver mes terres, comment je pourrais les irriguer ? L’électricité coûte aujourd’hui 8,50€ le kilowatt. Il y a des gens qui pensent que ce sont les agriculteurs qui coupent les arbres et les vendent en bois pour le feu. Mais pour un agriculteur, un arbre, c’est comme un fils. »

« Il n’y a plus rien à brûler »

Car c’est là l’autre menace qui pèse sur les oliviers : dans l’enclave dévastée, beaucoup d’habitants n’ont plus accès au gaz et cuisinent au feu de bois. Le petit bois est alors très prisé, mais il vient à manquer désormais, relève Jamil Bakir, un vendeur de bois : « Les prix ont augmenté. Un chariot de branches d’oliviers coûte désormais presque plus de 70 euros. Nous en sommes au point où il n’y a plus rien à brûler si ce n’est les vêtements des gens. »

Il reste pourtant encore du bois dans la bande de Gaza, indique Jamil Bakir. Mais il se trouve le long de la « ligne jaune », cette démarcation que les Palestiniens n’ont pas le droit de franchir. Aller le chercher signifie s’exposer aux tirs de l’armée israélienne.

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Source:

www.rfi.fr